Messages 2007

MESSAGES Reçus EN 2007
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FÉVRIER 2007

foret du burkina(alt)

Résidence Saint Victor samedi 3 février 2007.
Le silence éprouvant et purificateur de Dieu et de sa Mère.

Voilà des mois que nous sommes toujours dans nos épreuves et nos difficultés. Et tout cela est aggravé par le fait que n'avons plus l'occasion presque quotidienne des messes avec Marie Rose, et donc, n'avons plus les visites des apparitions et des entretiens que nous accordent ainsi la Maman et son Fils.

Ces apparitions et ses entretiens nous encouragent dans les difficultés que nous avons. C'est donc depuis un certain temps comme un silence du Ciel. Et voilà que Marie Rose tombe plus gravement malade et d'une façon qui semble indéfinie, et, plus grave encore, Monseigneur Constantin qui chaque jour se levait quand même quotidiennement pour dire la messe, manifeste un état de faiblesse inquiétante avec de la fièvre et de l'anorexie. Au point qu'on a dû appeler en même temps que le docteur, le prêtre pour lui donner l'onction des malades.

Cela présente comme une chute de Marie Rose et de Monseigneur et moi-même j'ai ressenti un malaise physique, la Sœur Marie Blanche également. Tout cela a joué nécessairement sur notre moral et a provoqué nos cris intérieurs qui sont teintés d'une certaine perte d'espoir, d'assurance et de courage.

Marie Rose était revenue de la clinique en convalescente lorsque la nuit, à 22 heures, elle me téléphone de chez elle, à quatre kilomètres de chez nous, pour me donner de ses nouvelles et me dire qu'elle viendra à deux heures du matin avoir la messe avec nous pour que nous rencontrions le Christ. Je lui intimai l'ordre de ne pas bouger avant cinq heures ou six heures et que j'enverrai le chauffeur la prendre. Elle me répliqua que c'est le Christ qui lui a donné l'ordre de venir à cette heure. Néanmoins, je lui réitérai mon ordre et je me rendormis. Or voilà qu'à deux heures et demie, elle vint sonner à la porte. C'est alors que je réveillai la Sœur et Marie Rose nous donna ses nouvelles et les instructions du Seigneur et nous commençâmes la messe.

C'est alors que la Maman vint avec son Fils. Et c'est pour nous tirer gentiment les
oreilles en nous rappelant que son Fils sur le chemin de la croix a eu des chutes. Que tous deux, ils sont venus pour sauver le monde et les hommes les ont repoussés et ne les a pas reçus.

La Maman nous demande d'avoir confiance et d'avoir une spiritualité qui nous porte à accepter les épreuves physiques des chutes de santé et les épreuves morales de la méchanceté des hommes.

Sans doute la Vierge veut-t-elle nous faire sentir et comprendre aussi la douleur du Christ qui a été insulté sans rendre l'insulte. Nous devons le suivre et alors, ils nous répètent qu'ils ne nous promettent pas le bonheur sur terre comme l'Ennemi le fait.

Le silence de Marie et de son Fils en ces temps-là, devant nos douleurs physiques et morales est donc pour nous purifier et faire grandir notre spiritualité. Dans cette purification il y a celle de la foi qui garde confiance malgré l'apparence de solitude et d'abandon.

La Vierge nous rappelle la présence et la vigilance de l'Esprit Saint et la nécessité de l'invoquer. Le Christ aussi, Bon Pasteur, ne nous abandonne pas. Nous sommes dans le temps de la miséricorde. Et sa Mère nous aborde et nous rassemble, dans la discrétion avec humilité. Et le Christ est un Dieu qui se fait humble avec nous, nullement dominateur.

Et le Christ affirme que l'Eglise doit être purifiée en son sein, il veut récupérer son Eglise divisée.

La Vierge parle de ce monde en danger.

En effet, qu'il nous suffise d'évoquer comment le monde méprise les commandements de Dieu et méprise le Créateur dans les assassinats, les guerres, les massacres, les viols des femmes, des enfants et même des bébés, la procréation artificielle qui fait de l'homme donneur un animal, des enfants ainsi nés des déracinés qui ont le traumatisme de ne pas connaître leurs pères. La télévision a pu montrer ainsi un homme qui a vendu ainsi sa semence pour avoir de l'argent et qui a pu ainsi être le père d'une quarantaine d'enfants inconnus. Aurions-nous voulu être parmi ces pauvres créatures ?

La Sainte Vierge -
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
L'assistance -
Amen !
La Sainte Vierge -
Mes enfants, je vous remercie d'être venus à ma rencontre ainsi qu'à la rencontre de mon Fils à travers l'Eucharistie. Qui est comme Dieu ? Nul sur cette terre ! Méfiez-vous de l'ennemi qui ruse et qui veut se comparer à Dieu en promettant tout dans ce monde. Puisqu'il est de ce monde, il peut tout promettre à l'homme, le rendre heureux, mais cet homme n'aura pas le salut de son âme. Mais ni moi ni mon Fils ne pouvons vous promettre le bonheur de votre âme sur terre comme l'Ennemi. Nous voudrions que vous souffriez pour sauver ce monde entier qui est en danger.

Mes enfants, le savez-vous ? Vous ne pouvez comprendre le mystère de Dieu qui est caché au plus profond de vos cœurs et de vos âmes. Je vous le dis et je vous le répète, nul ne peut toucher du doigt le Seigneur qui n'est nul autre que votre Dieu créateur du " Veni Creator ". Après, vous chanterez en Eglise, mon fils de prédilection Bélemsìda René et ma fille de prédilec-tion Marie Blanche, le " Veni Creator " en laissant monter vos pensées, vos soucis, vos intentions vers l'Esprit Créateur. Tout ce que vous voulez, laissez Dieu parler en vous à travers l'Esprit Saint dont je suis l'image. Je voudrais que vous croyiez en Celui qui est qui était et qui vient sans arrière pensée. Ainsi vous serez dignes de cette spiritualité qu'il a mise en chacun de vous.

Soyez dignes de cette spiritualité qui règnera en vous pour toujours. Cette spiritualité est digne de Celui qui Suis, digne du Fils, digne de l'Esprit Saint dont je suis l'image. Il est digne d'être Seigneur, mon Fils, il est digne d'être Seigneur. En aucun cas ne doutez pas de lui ni de moi, puisque je suis toujours avec lui.

Face à vos épreuves, référez-vous à la spiritualité qu'il a mise en chacun de vous. Souvenez-vous de ses épreuves d'alors, il est tombé sur le chemin de la croix, il n'a pas ouvert la bouche. S'il vous arrive de tomber, acceptez cette chute comme une grâce, comme mon Fils l'a admise comme une grâce lors de son chemin de croix. Le savez-vous mes enfants ? Mon Fils vous parlera bientôt.

Si ce silence ne vous a pas purifiés, croyez-vous que vous serez encore purifiés ? Dieu habite le silence. Ce silence vous a tant purifiés que vous ne pourriez le comprendre, et tant que ce silence que vous avez traversé s'il ne vous a pas purifiés, d'où viendra encore une autre purification ? Ainsi, croyez en lui. Dîtes-lui merci pour cette délivrance.

Mes enfants, si bien que vous croyez que je vous quitte de temps à autre, non, je vous aime. Des fois, je prends la voix des anges, la voix de l'Esprit Saint, la voix d'une jeune fille et en Marie Rose vous sentez aussi comment sa voix change à tout moment quand nous lui transmettons nos messages. N'ayez donc pas peur car ce même Esprit qui plane dans ce monde, qui inonde ce monde, qui purifie ce monde, qui passe à travers l'homme pour parler à ce monde, habite en Marie Rose et en vous tous… Ayez confiance en mon Cœur Immaculé. Pour avoir confiance en ce même Esprit, ayez confiance en mon Cœur Immaculé.

Je vous laisse avec mon Fils. Souvenez-vous que les derniers messages concernant la fin des temps, mon Fils voudrait vous le dire lui-même. Si bien qu'il a effacé tous ces messages, et dans le cahier de Marie Rose et dans mon Cœur, afin que lui en son jour se prononce, révèle lui-même sa vaillance au monde.
Mes enfants je vous aime, je vous aime, je vous aime.
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
L'assistance -
Amen !
La Sainte Vierge -
Je vous laisse avec mon Fils, mes enfants. N'ayez crainte de rien, puisque c'est lui le Rédempteur.

Le Fils, après un long temps de silence, nous bénit et prend la parole.

Le Seigneur -
Pater et Filius et Spiritus Sanctus,
L'assistance -
Amen !
Le Seigneur -

Marie Rose, si tu entends les anges chanter " Veni Creator Spiritus ", c'est pour prouver que Dieu mon Père est avec vous à tout moment. Des fois, invoquez-le dans le silence. Même si le monde doute de vous, dîtes-leur que je suis toujours avec vous, je demeurerai dans vos cœurs pour toujours.
Voici venir le jour, oui, le jour béni et choisi de Dieu mon Père où nul ne pourra se venger.

Voici que mon Père s'est prononcé Lui-même. Son Église doit traverser ses plus graves épreuves afin d'être purifiée par le Sang de l'Agneau qui n'est nul autre que moi qui vous parle.

L'Église sera purifiée en son sein, ainsi soit-il. Ma colère montera, toutes les nues écouteront ma vengeance pour mon Église. Je dirai non à l'Ennemi, je récupérerai la moitié perdue de mon Église. Voilà le message que j'avais à transmettre à l'Église pour la fin des temps, ainsi soit-il.
Je ne suis nul autre que le Fils du Charpentier.
Le Seigneur entonne le " Veni Creator Spiritus " qu'il laisse à terminer aux anges tandis qu'il donne sa bénédiction.
Pater et Filius et Spiritus Sanctus,
L'assistance -
Amen !
Commentaire de Marie Rose.
D'abord elle demande ce que signifie " Veni Creator Spiritus " et le Père conseiller le lui explique. C'est une phrase latine qui veut dire : " Viens Esprit Créateur ". Et elle continue.
Marie Rose -
//Le Seigneur vous demande de chanter cela jusqu'à l'aube. Il était beau. Il nous dit que longtemps il nous a parlé, mais maintenant c'est le temps de la purification par le silence.
En effet, dans les épreuves de tous les jours, surtout les épreuves qui ont cours depuis une année, les visites et les entretiens de la Vierge et de son Fils nous réconfortent singulièrement, autrement c'est intenable.

C'est le temps de la purification de son Eglise. Le Christ veut récupérer la moitié perdue de son Eglise. Il a dit que les messages de la fin des temps, c'est ce qu'il vient de dire récupérer la moitié de son Eglise.
Et c'est une lutte engagée entre l'Ennemi et son Eglise. Et j'ai remarqué une Dame du Ciel qui est prête à tout pour tout aménager. Elle est très humble et rassemble silencieusement les fidèles parce qu'elle n'aime pas le manque de silence. Et c'est la même chose pour son Fils. On voit bien le Christ dans les images des photos miraculeuses qui le montrent, mais quand on le voit dans la réalité, il est plus resplendissant et plus humble. Dans la réalité il ne vous fixe pas d'un regard indiscret et dominateur, son regard est respectueux et humble. Ici, dans la photo miraculeuse (elle la montre sur le mur au-dessus de l'autel), il a voulu montrer sa face. Mais quand on voit le Christ lui-même dans la réalité, il ne fixe jamais votre regard comme quel-qu'un qui vous affronte. C'est un Christ humble qui baisse les yeux. Il m'a toujours regardée de cette manière humble, un Dieu humble, d'une grande humilité, qui peut tout mais qui se fait enfant. Lui et sa Mère disent qu'ils ne veulent pas se faire voir. Le Père les envoie sauver le monde. Pourquoi sont-ils venus dans ce monde qui les a mal accueillis, et malgré tout reviennent-ils ? Et nous qui souffrons la même attitude de la part des gens nous nous plaignons ? Si lui, il a accepté de venir sauver ce monde, pourquoi n'allons-nous pas, nous aussi, même si nous souffrons, accepter et cesser de nous plaindre ? Voici ce que le Christ a dit.
Et quand il est apparu, quand sa Mère lui a cédé la parole, il a dit : " Oh ! Toujours vous dîtes que vous en avez assez et moi alors, qui ai souffert dans ce monde et suis parti vers mon Père, qui reviens avec ma Mère, qui ai tant souffert pour vous et pour toute l'Eglise pour encore vous réconforter, vous amener à donner votre entière confiance à Dieu le Père, qu'est-ce que vous voulez encore ? Je ne vous promets pas le Paradis sur terre ". Et il nous dit qu'il est, lui, le Dieu du " Veni Creator ", il est le Dieu de l'Esprit Saint que nous prions chaque jour. Si nous avons confiance en l'Esprit Saint, nous avons sa Mère chaque jour. De quoi souffrons-nous encore ? Et lui qui n'a pas eu cela quand il était sur terre ? C'est nous-mêmes, dit-il, qui nous mettons à l'épreuve en nous disant que nous souffrons alors que nous ne souffrons pas, sa Mère est avec nous. Il nous demande de ne plus nous mettre à l'épreuve du moment que l'Esprit Saint est avec nous. Si vous vous demandez des fois pourquoi vous souffrez, où est-il le Seigneur ? Nous nous mettons à l'épreuve nous-mêmes en croyant qu'il nous a abandonnés alors que l'Esprit est là.

Et j'ai remarqué que lorsque le Christ me parle, on dirait que le temps passe. C'est à dire, il parle, vous n'entendez pas, il dit beaucoup de choses que je peux résumer en un rien de temps. Quand il me parle on dirait qu'il a pris une heure, quatre, cinq heures pour me parler. Et quand il a fini de vous parler, vous pouvez développer ce qu'il a dit en plusieurs heures. Sa parole est la réalité de toute une longue période et elle demande de longues analyses.

Le Christ s'est montré en Pasteur proche de nous, appuyé sur son bâton. Et alors on voit que Dieu est apparu et se trouve avec nous et il est en même temps loin, et l'Esprit Saint parle. " Tes Parents conseillers sont tristes, mais je suis le Pasteur qui n'oublie pas ses brebis. Si je les oublie qui leur donnera à boire ? Je suis le Bon Pasteur qui s'occupe de ses brebis ". Le Christ parlait ainsi de loin et ses brebis étaient toutes blanches. Il vous dit que vous pensez que vous êtes abandonnés alors que vous avez tout, et lui, il est allé pour chercher ceux qui sont égarés. Vous, vous avez déjà pris la route du salut, vous êtes au milieu de la Mer (rouge) et vous progressez vous vous approchez, il lui faut aller chercher les égarés qui sont loin, qui ne sont même pas proche de la mer. Alors ne soyez plus dans la crainte, passez votre chemin et laissez le Seigneur aller chercher les égarés, les retirer de la main du Malin, car l'heure arrive, c'est la purification et il ne nous promet pas son royaume sur terre et alors vous êtes en train de faire le chemin de croix sur terre, de mener une lutte. Il faut la mener dans la prière et malgré la fatigue, la mener avec foi en sachant que vous êtes l'Eglise. Tes Parents conseillers sont travaillés par de grands doutes. Qu'ils chantent le " Veni Creator " qui est notre arme. Dieu alors réapparaît pour montrer sa gloire et le Bon Berger qui sauve le monde et demander qu'on écoute sa voix. Et le Christ de répéter : " Je suis le Bon Pasteur, ceux qui sont là ont déjà pris le chemin du salut, mais je me dois d'aller chercher les brebis perdues. Que tes Parents conseiller ne disent pas que je les ai abandonnés. Qu'ils ouvrent la Bible, ils trouvent cela écrit. Mais maintenant il se fera absent. Il vous a fait franchir et entrer dans un monde nouveau alors que d'autres n'ont même encore flairé la voie de ce monde nouveau. Et nous sur le chemin de croix de ce monde nouveau, nous en ressentons les douleurs qui nous purifient. Mais le Christ retourné pour rassembler les égarés, les rencontre mais il ne contraint personne. Mais la bataille est une guerre sainte. La moitié de l'armée est passée et l'autre moitié est encore sur l'autre rive. Ainsi se présente l'Eglise, une moitié qui a passé dans la Mer Rouge en voie vers l'autre rive et l'autre moitié qui n'a pas passé la Mer Rouge et n'est même pas arrivée à la Mer et donc est loin de la bonne voie. Et les sujets de cette partie invecti-vent les sujets de l'autre moitié comme hérétiques. Et ces invectives opposent évêques contre évêques, prêtres contre prêtres, religieux contre religieux, religieuses contre religieuses. Ceux qui ont passé vers la rive du salut répliquent avec raison que c'est eux, au contraire, qui ne sont pas sur la meilleure voie.
Et Marie Rose voit la scène d'ecclésiastiques des deux côtés, parmi lesquels des Hommes d'Eglise avec des mitres de toutes sortes, qui ôtent leurs mitres et s'invectivant.
Le Christ demande à ceux qui sont sur la bonne voie (ceux donc qui ont déjà passé la bonne moitié de la Mer Rouge), de ne pas juger les autres. Le Christ demande à tous de se recoiffer de leurs mitres et de ne pas juger parce que le jugement lui appartient. Il demande à ceux qui sont sur le droit chemin de ne pas interpeller ceux qui sont dans l'erreur, parce que l'homme qui erre, n'accepte pas facilement qu'il est dans l'erreur. Alors il faut prendre patience jusqu'à ce qu'il en prenne conscience. Le Christ a attendu les brebis perdues et elles ne viennent pas, alors il va à leur recherche. Mais il dit que c'est à lui de dire aux uns et aux autres qui a erré ou non. Par là il ne dit pas qu'il interdit la discussion, il demande de ne pas critiquer, de ne pas juger parce que c'est lui le juge. Et c'est lui qui ramènera les brebis perdues parce que c'est lui qui peut convertir. A ses élus d'énoncer les messages et les vérités, d'accepter de souffrir et lui de convertir. Sa miséricorde repose sur toutes les personnes des deux côtés. Et dans une famille religieuse, un seul sujet peut être la cause du salut des milliers d'autres.
Le Christ se plaint qu'il parle et l'on n'écoute pas, alors il veut purifier son Eglise.

**MESSAGES 2007(extraits)**

8 FEVRIER 2007

jerusalem(alt)

Résidence Saint Victor jeudi 8 février 2007.
Autour de Monseigneur Guirma malade -

Etaient présents à la messe, outre moi-même Marie Rose, la Sœur Marie Blanche. Mon-seigneur Guirma qui devait communier à cette messe est resté dans sa chambre. Le lundi 5 février, il a reçu l'extrême onction. Le samedi 3 il a dit sa dernière messe avec moi, le Père Guirma comme d'habitude mais il était très fatigué, exténué.

Le médecin Théophile Compaoré est venu l'ausculter et le soigner le lundi. Il avait la fièvre et comme c'est un vieux paludéen il lui a administré les remèdes qu'il fallait et le jour suivant la fièvre l'a quitté. Les soins et sans doute aussi l'extrême onction l'ont revigoré un tant soit peu.
Bilan et point de la mission de l'Evêque Emérite de Kaya -
Aujourd'hui je lui ai bien montré que sa mission continue. Marie Rose sa fille voyante dont il a authentifié les apparitions le 20 novembre 1994, a été son souci constant. Il a compris aujourd'hui que le Seigneur et sa Mère ne l'ont pas abandonné et lui tiennent parole. Avant de tomber gravement malade, il avait essayé en vain dans les années 97 à 2000, de trouver une mai-son à sa fille Marie Rose. La Vierge la lui avait confiée à lui et à sa famille, à cause de l'incurie du Cardinal, Ordinaire de Ouagadougou jusqu'en 1995, de l'incompétence, de la carence et même de la traîtrise de son propre clergé. Avec deux des ses compagnes Marie Rose avait fait sa première consécration en 1991 dans le sanctuaire de Louda où elle a eu la première apparition en présence de l'Evêque de Kaya. L'Ordinaire de Kaya a fait une plaquette commémorant cette apparition. Cette plaquette était fixée avec d'autres sur la colline de Louda. Toutes ces plaquettes ayant été arrachées et les statues cassées par son successeur, une semaine après son départ à la retraite, Monseigneur Guirma en fit des copies qu'il fixa sur les murs et dans la cour de son domicile privé à Ouagadougou à la Résidence Saint Victor

.
La grâce de Marie Rose est un charisme dans une consacrée fragile que guettaient les agressions du Malin aidées par la complicité de l'entourage. Cela est tout à fait classique en ces grâces du Très Haut. Un prêtre exorciste charismatique et l'Ordinaire de Fada lui avaient prédit dans les années 1993, le premier par révélation, le second par l'expérience de ses connaissances spirituelles, qu'il allait souffrir énormément. Mais c'est l'expérience qui fait comprendre plus parfaitement ces prédictions tout à fait classiques dans l'histoire des grâces de l'Eglise. Malgré son aspect sportif, Marie Rose est extrêmement fragile dans la vie, parce que sa santé est très délicate avec ses maladies et ses indispositions presque chroniques, ses moyens sont absolument nuls dans un entourage social et familial extrêmement hostile. C'est au fur et à mesure que nous allions expérimenter les dangers et alors prendre des mesures. Plus tard, en effet, en 2006 nous découvrons dans cet environnement surtout familial, toute la méchanceté même diabolique dont elle était victime à notre insu. Cela nous permit de comprendre les réalités culturelles sataniques auxquelles l'apostolat surtout épiscopale et la politique responsable et lucide pour le développe-ment doivent porter une spéciale attention. Et cela nous permit de couper, sans état d'âme, net-tement, résolument et fermement Marie Rose de ses sœurs dont la nuisance a pu porter sur la mission.
En 2001, Marie Rose chassée du domicile familiale était pratiquement mise à la rue, mendiant le toit à qui voulait l'abriter pour la nuit. A ce moment, un jeune Français vint la trouver dans le réduit misérable qu'on lui avait accordé dans la cour d'une famille. Il lui proposa un chèque de deux millions de francs cfa comme argent de poche, pour l'épouser et l'amener en France. Lors de cette proposition, Marie Rose vit le Seigneur qui lui apparut comme un mendiant et la regardait. Le Seigneur ne s'impose pas, il se propose à notre liberté, a commenté Marie Rose. Celle-ci, dans son dénuement et sa misère congédia fermement le jeune homme à la satis-faction du Seigneur et au scandale des personnes de l'entourage.

2001, Monseigneur était malade et ruiné, sans aucun moyen, l'horizon était sombre. Et moi, depuis 1997 au loin, dans mon couvent à Abidjan, je ne pouvais être là auprès de Marie Rose et de Monseigneur qu'un mois tous les six mois. En pensant à la détresse de Marie Rose je commençais à avoir des nuits blanches. Conscient du danger que peut causer cette insomnie en cette situation, avec détermination je mis ma confiance en la Maman et en Dieu pour retrouver le sommeil et faire mon travail de collecte des messages pour leur publication et les réflexions théo-logiques demandées par les Visiteurs célestes.
Ce fut à ce moment, où l'Evêque ne pouvait plus rien, que le Seigneur lui demanda une maison et un sanctuaire pour Marie Rose. Je levais les bras en l'air lorsqu'un généreux donateur de France nous envoya une grosse somme, de quoi tirer Marie Rose de la rue pour un pauvre réduit mieux aménagé, dans la cour d'un parent éloigné, suffisamment pour son habitation et son sanctuaire de prière. C'était très inconfortable comme lieu et comme environnement social, mais c'était un palais en comparaison de ce qui précédait. Durant toute cette détresse cependant, j'ai admiré le courage de la voyante. Nul doute que n'étaient les visites quotidiennes de la Vierge et de son Fils qui se montraient à elle, Marie Rose aurait péri de misère ou de folie. Il y avait dix ans en cette année 2001, que Marie Rose avait fait son premier vœu. Dans un message adressé à ses Parents conseillers, le Père demanda qu'elle fasse son vœu définitif et qu'on lui couse l'habit de chœur qu'elle revêtira pour la liturgie des heures. Elle prie la nuit et le jour quand elle n'est pas empêchée par la maladie ou les dérangements de sa vie tourmentée. Avec la supervision de Monseigneur j'exécutai tout cela et Monseigneur reçut la consécration définitive de la voyante en la Résidence Saint Victor. Auparavant, quand elle ne pouvait pas dire ces prières de la liturgie des prières de l'Eglise, n'ayant plus son bréviaire ni les commodités, elle voyait apparaître un personnage céleste qui déclamait les psaumes, en un môoré littéraire châtié, avec la chaleur et la conviction des bardes des cours royales mossi. A présent, toute seule, elle psalmodie les psaumes dans les mélodies qu'elle a entendues des couvents de religieuses en disque ou à la radio.
Elle quitta plus tard ce réduit pour une maison louée. Et voici qu'en 2004, le Seigneur demanda encore une maison et un sanctuaire pour sa fille. Comment acquérir un terrain et une maison pour ce que le Seigneur demandait était un mystère pour nous. Nous étions déjà accablés par les soucis coûteux de la santé fragile de la voyante. Nous en étions là avec un horizon tout noir qui n'était éclairé que par la lueur de la parole du Père, lorsque le Ciel nous envoya une bienfaitrice, une de ces personnes qu'on ne trouve que dans les histoires des saints, absolument insolite dans notre monde de chacun pour soi. Une Dame à l'écoute du Seigneur, Madame M.J.. Grâce à elle les impossibles soins des maladies chroniques de Marie Rose furent rendues possi-bles. Et grâce à elle et à la jeunesse qui a formé autour d'elle une association et un groupe de prière que des personnalités bien placées ont aidés, elle put acquérir terrain et maison. Désor-mais, Marie Rose, en cette semaine, aura un domicile propre.
Devant ce groupe et ces jeunes qui entourent Marie Rose, quelqu'un qui est informé peut-il dire que les Parents spirituels de Marie Rose cherchent à l'extérieur une audience qu'ils ne trouvaient pas à l'intérieur ? Monseigneur Guirma, Evêque Résidentiel de Kaya a authentifié, le 20 novembre 1994, au jubilé du Diocèse, devant le Nonce Apostolique, tous les Evêques de la Conférence Episcopale du Burkina-Niger et des évêques venus d'ailleurs, des prêtres, des religieuses et des chrétiens venus du pays et, bien entendu, le clergé, les chrétiens et les personnalités du Diocèse de Kaya, l'événement que : " Au Burkina, la Dame du Ciel et son Fils nous visitent et nous parlent ". Il a rempli son devoir sans avoir cherché une audience quelque part avant de parler. Il n'a pas cherché audience quelque part, avant de voir et de reconnaître les apparitions et les signes qui se sont passés dans son Diocèse, avant de les discerner, de les reconnaître et ainsi les authentifier devant l'Eglise. Il a pris ses responsabilités et a posé un acte que seul le Pape peut entériner ou infirmer. Et quand, avec son propre " Imprimatur " Monseigneur Guirma se met à faire publier les messages selon les demandes des Visiteurs Célestes, il ne cherche pas quelque part une audience qui lui a été refusée dans son pays, il exécutait sa mission. Et cela dans la spiritualité, la piété et l'obéissance qui le caractérisent depuis le temps où il a dit : " Ad-sum - présent " à Monseigneur Thévénoud qui l'appelait au sacerdoce au nom du Christ en 1946

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" Adressez-vous à la France ".

Au moment de son départ qui pointe à l'horizon, Monseigneur a pu être satisfait de voir tout cela dans un horizon qui ne se montre pas sombre. Dans les années 1996 à 2000, la Vierge et son Fils nous répétaient constamment : " Adressez-vous à la France, votre secours viendra de la France ! " A ce moment je luttais encore avec mon frère cadet laïc dans des projets culturels de rapports prometteurs, pour avoir les moyens de nos apostolats, l'apostolat diocésain de Monseigneur et mes projets dominicains.

Nos projets n'ont pas débouché et nous étions absolument sans les moyens. Le Seigneur nous montre qu'il pouvait se passer de nos moyens et que c'est sa parole qui tient selon ses plans. Les projets en question sont bien valables pour la culture de la Nation. Mais ce qui les a empêchés, ce fut la persécution politique, sociale et même ésotérique - les preuves existent - favorisée aussi par de graves fautes morales de certains membres de la famille.

Depuis 2001 en effet, nous avons survécu grâce à l'aide de personnes comme le Père Manteau-Bonamy dominicain théologien Français, expert du Concile de Vatican II, membre de l'Académie Mariale de Rome, de généreux bienfaiteurs comme Madame Beauvais, Madame S. A. qui nous a acheté le premier ordinateur pour la collecte des messages, Monsieur Christian Ravaz de Chrétiens-Magazine qui nous a aidé à faire les aumônes demandées par le Père pour la France et a fait connaître les apparitions et les messages, Monsieur Aleman sans lequel nous aurions disparu depuis six ans, excellent croyant de la qualité des Pauline Jaricot du dernier siècle à qui les missions d'Afrique doivent beaucoup, Monsieur Fernand Aleman a su rassembler des fidèles de la Fille Aînée de l'Eglise pour cette mission de l'Eglise d'aujourd'hui qui consiste à soutenir les porte-voix du Ciel comme Jnsr, Madeleine Aumont et alors Marie Rose ; en la France qui nous apportait ainsi le secours promis par la Maman du Ciel et son Fils, nous avons donc Monsieur Fernand Aleman avec, derrière lui, Jnsr qui nous a porté secours malgré ses problèmes à elle, Madame Liortard, Madame Bugnon, Madame Monfort, la Sœur Marie Laure Tixier, d'innombrables croyants bienfaiteurs, ecclésiastiques et laïcs dont les dons et les honoraires de messes ont été depuis 2001 notre pain quotidien et notre oxygène ; il faudra citer Madame Huguette Chaix, Monsieur Marius Cros, Madame Agnès Marie Juby, Monsieur Alain Ka-coutié de Côte d'Ivoire, le Frère Yves Charles, Madame Marie Louise Zadi, Monsieur Roger Bucker, Monsieur Willy Wolf de Bruxelles, Monsieur Zagré de Bruxelles, Monsieur et Madame Micolon qui sont venus au moment où nous avons été victime d'une grave agression calomniatrice de la part d'un journaliste d'une revue catholique, sans oublier d'autres bienfaiteurs de France et de Belgique.

C'est parce que la plupart de ces bienfaiteurs sont de la France à qui nous devions demander secours que la Vierge aujourd'hui nous dit que la bénédiction reçue par Madame M. J.est pour toute la France.

C'est l'Esprit Saint image de Marie qui a poussé ces bienfaiteurs sans lesquels nous aurions déjà disparu. La Vierge le dit à Madame M. J. aujourd'hui pour nous le confirmer. Tous ces bienfaiteurs ont été les bras aux biceps rebondis qui nous ont aidés à porter le poids lourd de la grâce qu'est une voyante misérable, un poids énorme. Pour le porter, ce poids, les maigres moyens de Monseigneur et de moi-même n'étaient que de la paille.

Et je comprends ce que devait être l'entretien de personnes comme Marthe Robin, toujours couchée, les Valtorta et aussi les Madeleine Aumont et les Jnsr qui sont loin d'être des millionnaires. Ceux qui se sont dévoués à s'occuper de ces personnes de la grâce me font penser à saint Joseph et à Lazare, et nous demandons à la Vierge et son Fils de les bénir.

C'est un miracle que nous ayons survécu, et que Monseigneur Guirma depuis 2001, six ans, ait survécu jusqu'à présent, et la Vierge, elle-même, fait remarquer l'étonnement de bien des gens.

Six ans d'agonie -

Les gens peuvent s'étonner. C'est depuis six ans que Monseigneur est dans son état. Un état si grave, en cette année 2001, que les personnes de son entourage prévoyait déjà son départ pour très peu de temps. Ces personnes dont l'une m'a assuré avoir vu son " tùullé " prévoyaient, - mais cependant ne prédisaient pas, sa fin. Et nos détracteurs, parmi lesquels de nos proches, ont répandu le bruit que Marie Rose avait prophétisé son décès pour le mercredi des cendres de cette année 2001.

Le message que la voyante a reçu le 8 janvier en cette année 2001 dément cette calomnie et montre l'assistance du Ciel. Marie Rose était sans domicile, l'Evêque se trouvait complètement ruiné et gravement malade, l'horizon était très sombre. Quelques mois plus tard, alors que notre frère évêque nous était enlevé à ma sœur et à moi qui le veillions jour et nuit à la Résidence Saint Victor, je fus réduit à demander quelques francs à des voisins pour la subsistance quotidienne, notre dénuement était complet. C'est juste à ce moment, que Monsieur Aleman commença son assistance qui nous a sauvés et maintenus.

Mais voici le message du 8 janvier 2001, lors de notre dénuement et de notre détresse. C'est la Vierge qui nous a adressé la parole au cours de l'apparition de la messe du jour :

" Mes enfants, merci d'être venus pour faire " ceci en mémoire de " mon Fils. Voici que Dieu votre Père m'envoie vous apporter du Père, la grâce de chaque jour. N'ayez pas peur, abandonnez-vous à moi et vous saurez que vous avez une Mère. Abandonnez-vous à moi et je vous conduirai à mon Fils qui vous conduira au Père. Alors abandonnez-vous à moi en faisant ce que je vous ai demandé. Présentez tous vos soucis maintenant à moi qui les transmettrai à mon Fils, à mon Fils qui m'envoie vous prévenir qu'il viendra à votre rencontre le vendredi. Et sachez que le vendredi Marie Rose sera autorisée à vous faire l'imposition des mains. Et sachez que c'est la foi de chacun de vous qui vous sauvera et vous libérera de vos soucis ainsi que de tout ce qui trouble votre cœur et votre âme et que sont les maladies de ce monde.
Je suis la Mère du Fils de l'Homme, je suis la Mère du Sauveur, alors qu'avez-vous à encore vous laisser tourmenter par ces hommes puisque vous avez moi qui suis votre Mère. Référez-vous toujours à moi, oui ! à moi la Mère du Sauveur, à moi qui suis la Mère de Dieu, à moi qui suis la Mère de l'Eglise. Ah oui ! croyez que je ne vous abandonnerai jamais.

Mais voici que votre Père est en train de venir pour vous porter son secours. Ce secours s'annonce et il est imminent. Je ne vous abandonnerai jamais. Restez toujours près de moi et je vous couvrirai toujours avec mon manteau. Je suis cette même Mère qui vous parlait autrefois, je suis la même Dame, je ne vous oublierai jamais, puisque Dieu votre Père vous a confiés à moi.

Alors moi aussi je vous attends avec amour, chaque jour que vous me faîtes appel je suis à vous, je suis à côté de chacun de vous à tout moment, mais j'attends que vous vous rappeliez ma présence auprès de chacun de vous et vous saurez que je suis à côté sans tarder.

Voici que Dieu votre Père est en train de vous préparer de belles surprises qui sont le secours qu'il est en train de venir Lui-même vous porter. Et voici qu'il m'a chargée de vous dire ceci :
" Mes enfants, voici que, du haut de mes nues, j'ai entendu vos cris. Mais sans tarder voici que je viens à vous, pour vous libérer et pour vous porter mon secours de Père. Et sachez que ce secours vous guidera et vous aidera jusqu'au retour de mon Fils.

Et ceci est dit et écrit dans mon Livre d'or qui est la Pierre Blanche. Voici que je viens pour vous porter mon secours. Voici que je viens et, déjà là, je vous suis et mes signes vous les verrez apparaître un à un, qui ne vous laisseront sans doute pas, sans vous rappeler que je vous avais promis de vous porter mon secours ".

Alors voici ce que Dieu votre Père m'envoie encore vous dire comme message :
" Mes enfants je vous aime bien. La paix soit avec vous tous. Je vous bénis ainsi que Constantin couché sur son lit d'hôpital. La paix soit avec vous, la paix soit avec vous amen, amen, amen. "

Le secours du Père, nous le voyons, par la suite, dans l'assistance que j'ai montré plus haut. Et un des signes qui nous ont rappelé que le Père nous avait promis de nous porter secours, est bien le maintien en vie de Monseigneur Guirma depuis 2001 malgré son état. Que de fois il nous a dit et fait remarquer qu'il maintient Monseigneur pour qu'il achève la mission qu'il lui a assignée. Depuis ce temps, que de messages ont été recueillis, que de travaux de la mission ont été accomplis et, par la vie de Monseigneur, outre ses prières et ses messes avec nous et Marie Rose, les secours ont été possibles pour tirer la voyante de la misère, du dénuement complet et de la jungle inimaginable qu'était son entourage qui a même planifié de la liquider.
Nunc dimitis ? -
On comprend qu'aujourd'hui ce fut pour Monseigneur, un grand soulagement d'entendre le message reçu au moment de la messe du jour, un message qui montre que le Seigneur tient parole puisque le travail continue et sa fragile voyante ne manque pas de soutien.

C'est avec joie qu'il peut chanter son " Nunc dimitis - Maintenant Seigneur tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix ". Il voit que les promesses du Seigneur et de sa Mère se sont, en grande partie, concrétisées d'une manière tout à fait inattendue. Malgré la croix qu'il nous a demandé de porter en nous répétant qu'il ne nous promet pas le bonheur sur terre, il montre qu'il ne nous abandonne pas et maintient nos narines hors de l'eau, nous évitant la noyade. Il nous prouve que c'est l'Esprit qui nous mène et ainsi nous rassure au milieu de nos soucis sans nombre qui tendent à nous désespérer.

Une joie et une consolation pour Monseigneur est la rencontre programmée de la voyante et de l'Archevêque actuel qui est ouvert. Il faut rappeler que les principales demandes des Visiteurs célestes se situent sur son territoire, dans le sanctuaire de Yagma. Depuis février 2006 que l'Archevêque veut bien rencontrer Marie Rose, et il y a eu toujours un empêchement : maladies de Marie Rose, et, ces derniers temps épreuves de l'Archevêque lui-même. Vers le mois d'avril, lors d'une apparition, comme je présentais au Christ cette rencontre avec une certaine impatience, le Christ me répondit en me disant : " En son temps ". Ce qui semblait me dire : " Patience ". Tous ces délais semblent me rappeler que c'est l'Esprit qui mène les choses à son rythme qui n'est pas le nôtre.

C'est dans la perspective de tout cela que nous avons présenté les intentions pour cette messe où nous allons, comme d'habitude, rencontrer Marie et son Fils. Et c'est son Fils qui prend la parole pour nous bénir et donner la parole à sa Mère.


Le Seigneur -

La paix soit avec vous tous, mes amis, Pater et Filius et Spiritus Sanctus,
L'assistance -
Amen !
Le Seigneur -
Ma miséricorde repose à jamais sur vous tous, ainsi soit-il. Je ne suis nul autre que le Christ Roi, le Fils de Celui qui Suis dont le règne n'aura jamais de fin.
La Sainte Vierge -
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
L'assistance -
Amen !
La Sainte Vierge -
Mes enfants bien-aimés, merci d'être venus à la rencontre de mon Fils à travers la célébration de l'Eucharistie.
Le saviez-vous bien, mes enfants, je vous ai dit que tout ce qui vient du cœur vous est toujours inspiré par l'Esprit du Dieu vivant dont je suis l'image. Ceci pour vous dire, mes enfants, qu'avant même vous nous me présentiez mes fils de prédilection l'Archevêque ainsi que mon fils bien-aimé Constantin qui a été l'ami fidèle du Père et du Fils, je les lisais dans vos cœurs. Et j'entendais les murmures de vos cœurs. Je les ai entendus avant que vous ne vous prononciez à haute voix. Qu'il en soit ainsi comme mon Fils me demande de vous le dire selon la pensée et selon le désir de chacun de vous, et c'est seul l'Esprit Saint dont je suis l'image qui fera son de-voir et exaucera les vœux de chacun de vous. Mais puisque l'Esprit du Dieu vivant suit ce que dit le Père et le Fils, laissez-vous habiter par leur silence et leur patience et vous verrez que tout ira au bout, et vous saurez désormais que vous n'êtes pas du tout en retard ni en avance de ce que vous avez à remplir comme mission auprès de l'Eglise et auprès de ces hommes. Béni soit ce jour choisi de Dieu où vous avez eu à présenter ces intentions qui me vont tout droit au cœur.

Concernant mon fils de prédilection l'Archevêque, René mon fils de prédilection, Marie Blanche ma fille de prédilection, qu'il en soit ainsi selon vos désirs touchant sa santé et la rencontre avec lui. Mais je ne puis rien vous dire d'autre que de laisser l'Esprit se manifester à lui. Seul l'Esprit Saint, dont je suis l'image, peut lui accorder la santé venant du Père et du Fils. Concernant mon fils bien-aimé Constantin, qu'il en soit ainsi comme mon Fils le désire, mais je ne puis rien vous dire, sinon merci de me le présenter. Son heure s'annonce mais je ne puis vous dire ni le jour ni l'heure, mais s'il a toujours la santé qui étonne ce monde d'aujourd'hui c'est qu'il a comme appui mes genoux. Et mes genoux représentent son coussin. Si bien qu'il est inondé chaque jour des fruits de l'Esprit. Son cœur et son âme, l'Esprit Saint les inonde chaque jour de ses fruits. Et comme il a comme appui mes deux genoux, réjouissez-vous et ne dîtes rien, ne pensez plus à autre chose qu'à l'Esprit Saint simplement et laissez son œuvre se faire en lui. Son heure s'annone mais je ne puis rien vous dire, mes enfants, car pour lui, c'est un départ dans l'autre monde où il a encore une très grande mission qui l'attend avec patience, puisque autour de Dieu règne la patience et le silence.
Concernant la mission, référez-vous toujours à l'Esprit Saint dont je suis l'image, à ses fruits et vous saurez que vous n'êtes ni en retard ni en avance. Mais vous cheminez selon le désir du Père et du Fils à travers son Esprit Saint qui n'est nul autre que votre guide dont je suis l'image.
Mais, mes enfants, je vous ai dit que tout ce qui vient du cœur vous est toujours inspiré par l'Esprit du Dieu vivant dont je suis l'image. Ceci pour vous dire qu'il en soit ainsi comme l'a pensé et l'a voulu ma fille bien-aimée M. J. qui est aussi l'amie fidèle de mon Fils et du Père. En ce jour béni et choisi de Dieu, je lui dis merci d'avoir accepté de révéler ce qui lui a été inspiré par l'Esprit Saint dont je suis l'image, à vous et à Marie Rose qui n'est nul autre aussi que ma fille bien-aimée et celle aussi du Père.

Marie Blanche, ma fille de prédilection l'a conduite à mon Fils, la lui donnant comme épouse. Je lui dis merci et que tous ses vœux soient exaucés. Qu'elle se réjouisse à jamais car la puissance de la main droite de mon Fils l'accompagne chaque jour. La paix et la miséricorde du Père et du Fils reposent sur elle, et elles reposeront sur elle pour toujours et à jamais et pour toute l'éternité, ce qui veut dire jusqu'au retour de mon Fils sur cette terre.

Réjouissez-vous sans fin, car cette bénédiction que vous avez reçue aujourd'hui de mon Fils qui m'accompagne chaque jour vous rendre visite, repose sur l'Archevêque, sur vous tous, ainsi que sur toute l'Église du Burkina. Et cette bénédiction reposera sur M J., ma fille, repose aussi sur toute l'Église de la France, ainsi soit-il !
Aujourd'hui, mon Fils me demande de vous dire que l'Esprit Saint dont je suis l'image est venu vous accorder à chacun ce que son cœur désire. Et tout ce que vous souhaitez comme vœu chaque jour vous soit toujours accordé par lui, qui n'est nul autre que l'Esprit du Père et du Fils et dont je suis l'image.

Maintenant mon Fils vous bénira pour vous ouvrir encore une porte qui mène à la sainteté, et qui vous ouvrira encore une porte à un fruit de l'Esprit Saint dont je suis l'image, pour que la mission aille jusqu'au bout.

Cette bénédiction repose aussi sur M. J. ma fille, amie fidèle de mon Fils et du Père. La puissance de la main droite du Père et du Fils l'accompagne chaque jour, puis-qu'il ne font qu'un. Qu'elle s'en réjouisse à jamais car sa récompense sera grande au Ciel. Par tout ce qu'elle fait comme œuvres, ce sont des champs de roses qui sont des millier et des milliers de places qu'elle prépare pour elle et pour toute sa famille, pour ses ennemis, ses malfaiteurs, ses persécuteurs, et pour les avortons, ainsi soit-il !
Pater et Filius et Spiritus Sanctus,
L'assistance -
Amen !


Marie Rose murmure d'une voix presque inaudible -
Merci Seigneur !
Commentaires de Marie Rose.
Marie Rose -

C'est aujourd'hui que j'ai vu la Maman et son Fils vêtus d'habits semblables dorés. Et l'Ange du Seigneur a dit qu'aujourd'hui c'est le Christ Roi qui se présente avec sa Mère Reine des Apôtres, Mère de l'Eglise entière. Et quand elle parlait M. J. , le Christ souriait. La Dame du Ciel a dit merci à Madame M. J. d'avoir partagé le fruit de l'Esprit Saint qui est son image et dont elle est l'image. Qu'elle ne doute pas parce que sa pensée ne vient pas d'elle, " l'interlocution intérieure " (traduction maladroite de Marie Rose pour dire locution interne) vient de l'Esprit Saint. La bénédiction reçue par Madame M. J. est pour toute la France.
Aujourd'hui, l'intention est pour l'Eglise, alors j'ai regardé les pieds de la Dame du Ciel et ceux de son Fils, ces pieds étaient nus et beaux. C'est aujourd'hui qu'ils se présentent avec des habits dorés. Mais on ne peut pas les photographier. Une fois j'avais placé un appareil de photographie avec le bouton prêt à être déclenché.

Au moment où je m'apprêtais à appuyer sur le bouton, la Dame du Ciel par un geste du doigt m'a signifié que non, non, non. Elle n'a pas parlé, elle s'est contentée de faire ce signe et un signe de tête, puis elle m'a demandé si cela ne me suffisait de les voir. Depuis, je n'ai plus du tout cherché à les photographier.

**MESSAGES 2007(extraits)**

5 Avril 2007

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La Dame du Ciel et son Fils nous visitent et nous parlent



Le 5 Avril 2007à la Résidence Saint Victor
le Christ en cette messe du Jeudi Saint donne rendez-vous aux Parents conseillers et à Marie Rose. Il les encourage
et les instruit sur la Sainte Trinité
et Marie.

Édité par le Père René Bélemsida Guirma Op

Le Seigneur exhorte à la confiance et encourage.

Alors que Monseigneur Constantin est couché dans sa chambre, tout à côté, la Sœur Marie Blanche, Marie Rose et le Père se rassemblent devant l'autel de l'oratoire du domicile pour la rencontre eucharistique demandée par le Christ le jour précédent. Nous lui avions présenté beaucoup d'intentions. Les unes concernaient la mission, d'autres concernaient des personnes pour qui nous prions intensément. Dans les intentions concernant la mission, il y avait pour le Père conseiller, les inquiétudes qui l'ont tracassé et poussé vers le découragement. Alors qu'il ruminait tout seul ces inquiétudes qui le décourageaient profondément, le Christ à travers son « porte-voix » lui en parle et lui affirme qu'il est présent, ainsi que son Père, et, fidèle à sa promesse, lui et le Père ne l'abandonnent pas.
Nous sommes au Temps de la Passion en la Semaine Sainte, le Christ nous rappelle encore le caractère ascétique de notre mission à sa suite. Celle de Monseigneur sur son lit de douleur dont bien des gens croient la foi anéantie, alors qu'elle vit toujours et nous soutient tous. Nous devons par nos souffrances aussi partager sa croix.
La santé de Monseigneur Guirma -

Au mois de février nous avons eu de vives inquiétudes sur la santé de Monseigneur Guirma au point que nous lui avions fait administrer le sacrement des malades. Le Christ va revenir sur cette santé. Voici ce que la Vierge nous avait dit : « Concernant mon fils bien-aimé Constantin, qu'il en soit ainsi comme mon Fils le désire, mais je ne puis rien vous dire, sinon merci de me le présenter. Son heure s'annonce mais je ne puis vous dire ni le jour ni l'heure, mais s'il a toujours la santé qui étonne ce monde d'aujourd'hui c'est qu'il a comme appui mes genoux. Et mes genoux représentent son coussin. Si bien qu'il est inondé chaque jour des fruits de l'Esprit. Son cœur et son âme, l'Esprit Saint les inonde chaque jour de ses fruits. Et comme il a comme appui mes deux genoux, réjouissez-vous et ne dîtes rien, ne pensez plus à autre chose qu'à l'Esprit Saint simplement et laissez son œuvre se faire en lui. Son heure s'annone mais je ne puis rien vous dire, mes enfants, car pour lui, c'est un départ dans l'autre monde où il a encore une très grande mission qui l'attend avec patience, puisque autour de Dieu règne la patience et le silence. »

« Qu'il en soit ainsi que mon Fils le désire, avait dit la Vierge Marie. Son heure s'annonce mais je ne puis vous dire ni le jour ni l'heure » mais il a appui sur elle, ajoutait-elle. Le Christ aujourd'hui nous dit que son heure n'est pas encore venue et qu'il en a encore à faire sur cette terre. Et il nous recommande tous de nous mettre sous la direction de l'Esprit Saint.
Une famille martyrisée -
« Si j'ai commencé à parler de vous, nous déclare le Christ en ce Jeudi Saint à la Résidence Saint Victor, c'est pour dire que vous avez été martyrisés sur cette terre, mais au dernier jour vous aurez le centuple ; même vos ennemis auront le paradis parce que vous avez subi toutes les peines que vos ennemis devraient subir sur terre pour ne nous avoir pas connus ».
Ce n'est pas la première fois que le Seigneur parle de la famille Guirma.. Il a rappelé même ce qui s'est passé dans cette famille dans les années 1894 avant l'arrivée des Français jusqu'en 1946 en passant par les années 1920 à 1934. Rappelons encore une fois que Marie Rose, la voyante, ne connaît rien de l'histoire de la famille qu'on ne lui a pas racontée. Ce n'est pas le lieu aujourd'hui de venir sur le sujet, je me contente seulement de dire quelque chose sur l'aîné de la famille qui a bien rempli sa mission dans le zèle pour les âmes selon l'exemple qu'il a reçu de feu Nosseigneurs Thévenoud, Dupont et Durrieux.

Je suis un témoin de la vie de Monseigneur Constantin, depuis son petit séminaire en passant par son grand séminaire, son apostolat à Koupéla, à Tenkodogo, Wargê, Pabré, Kologh-nâaba, Abidjan, Conakry, Kologh-nâaba et enfin Kaya comme fondateur du diocèse érigé par Paul VI qui l'a ordonné à Kampala. J'aurai le temps et le lieu de donner mon témoignage sur lui, expliquer pourquoi, couché sur son lit de malade, il a tant d'ennemis alors que lui ne hait personne, ne déprécie personne, n'a jamais cherché à faire du mal à personne à cause de sa charité et de sa foi. Son défaut, à mon avis, c'est une grande bonté avec une totale absence d'agressivité en un monde qui compte aussi des loups. Sa famille, ses frères aussi ont des ennemis qui se constituent alors ses ennemis.

Les frères Guirma, évêque, prêtre, religieuse et laïcs, bien que sommaire, résumé de l'Église dans une cellule de l'Église qu'est une famille, comptent nombre d'ennemis parmi les ecclésiastiques et les laïcs chrétiens ou non chrétiens. Ces ennemis ne les aiment pas, manifestent à leur sujet de l'impatience quand on les évoque, eux ou un problème qui les touche, ressentent de l'antipathie ou même de la haine contre eux, une haine qui va parfois jusqu‘à se manifester en actes insolents. Cela a commencé depuis des décennies. Au commencement, du fait que tous les aînés se trouvaient dans les séminaires ou au noviciat, certains s'impatientaient que cette famille, « la clique » comme a dit un ecclésiastique, envahisse l'Église. « Je m'en fiche de fils de riches ! » avait lancé une religieuse à la figure d'un petit écolier Guirma. Actuellement, des ecclésiastiques, grands et petits, et des laïcs aveuglément à leur suite, en veulent aux frères Guirma d'avoir fait des apparitions au Burkina « une affaire de famille ». Sur le terrain politique, on en veut aux frères Guirma dans le milieu ecclésiastique d'avoir voulu enrôler l'épiscopat à la politique d'un de leurs frères, et, dans le milieu politique, d'avoir eu le courage de dire des vérités sévères qui dérangent.

Franchement, dans ma modestie j'ai mis du temps à accepter de m'en rendre compte, car je ne pensais pas que nous soyons si importants pour attirer tant d'attention et susciter tant d'agressivité en vivant tout simplement notre vie civique et ecclésiale. Or en fait, c'est à leur corps défendant, que les frères Guirma se sont trouvés au cœur des grandes questions de la Nation et de l'Église. Et cela, par leur conduite de burkîmba nationaux très avertis de par leur culture, de burkîmba au burkîndi intègre ; leur conduite de chrétiens, Hommes de l'Église et laïcs cultivés en leurs charismes naturels et religieux. Je dis cela en témoin observateur de la vie de l'Église et du pays depuis 1939, en prêtre théologien, philosophe et anthropologue que je suis dans le groupe des frères Guirma. Attentif alors aux causes profondes, je découvre que ce qui soulève contre les frères Guirma, c'est, en premier lieu, l'ignorance qui condamne en des jugements téméraires des personnes qu'on ne connaît pas et qui veut juger indûment sur des terrains et des affaires dont on n'a pas la compétence. Et puis, il y a, dans la conduite et les attitudes, cette absence de la distinction qui doit teinter le burkîndi (éthique, conduite morale et spirituelle) de tout ecclésiastique, évêque surtout, ou prêtre, le burkîndi de tout chrétien, même de tout croyant. Une cause profonde de l'antipathie de certains enfin, est leur refus de la vérité dont la lumière dérange, ce péché contre l‘Esprit Saint dont parle l‘Évangile. Et la vérité dérange de façon d'autant plus insupportable qu'on refuse absolument de reconnaître qu'on s'est trompé ou qu'on a eu tort. Deux exemples très éclairants qui ont fait du bruit dans Ouagadougou sont, sur le terrain politique, l'emprisonnement manifestement arbitraire dont l'ambassadeur Guirma a été victime en 1983 à la suite de son article prémonitoire « Non au terrorisme intellectuel », et sur le terrain de l'Église c'est la spécieuse condamnation de l'Évêque de Kaya en mars 1995.

Ce n'est pas le lieu, ici, de traiter de ces problèmes des frères Guirma, problèmes qui sont liés aux grandes questions de l'Église et du pays, mais seulement de les signaler parce qu'ils restent sur le tapis. Non pas seulement parce que les injustices durent au grand dam des frères Guirma, mais surtout parce que ces problèmes concernent la vie de l'Église et de la Nation et ne sont pas encore résolus. Les frères Guirma cependant sont encouragés par les Visiteurs célestes qui leur disent de ne pas avoir peur, que leur arme est la vérité, et par la prière de l'Église qui nous fait dire avec saint Clément : « Garde-nous,(Seigneur) de craindre ceux qui nous haïssent » et « Que brille sur nous ton visage ! ». C'est ce que tous les prêtres et religieux et religieuses disent le lundi matin IIIième semaine. Prière persévérante, voilà ce que personnellement j'ai appris de mon grand frère évêque, notre premier de cordée. Et moi j'ajoute, en ma vocation dominicaine, l'incessante recherche studieuse philosophique et théologique de la vérité, qui, normalement, doit s'épanouir pour tout prêtre, en spiritualité. En contemplation d'amour pour Dieu, et de charité respectueuse pour les autres ; même pour ses ennemis, ses persécuteurs et ses bourreaux, insistent constamment le Christ et sa Mère « Reine de tout Burkîndi », dans leurs visites quotidiennes au Burkina.

Le Christ, en ce Jeudi Saint, nous rappelle nos ennemis et leurs persécutions, mais c'est pour nous redire, comme il le fait constamment avec sa Mère, que nous devons pardonner à nos ennemis et à nos persécuteurs. On est loin de la rancœur et de l'esprit de vengeance. La conversion et la charité, loin de toute hypocrisie, les ennemis ecclésiastiques ou simplement chrétiens doivent pouvoir entendre ce langage du Seigneur dans la recherche de la vérité qui est notre devoir à tous. Je dis cela parce qu'une accusation que je me retiens de qualifier, reproche aux frères Guirma de dicter à la voyante ses messages. Ce serait intéressant d'étudier l'esprit, dont la psychologie peut imaginer possible une si idiote forfaiture de la part de son frère chrétien qu'il respecte. Je dirai tout simplement que j'enregistre les messages que Marie Rose reçoit durant ses extases. Je recueille ensuite les explications, les commentaires ou la relation de ses théophanies évangélisatrices. Tout cela sans lui suggérer quoi que ce soit, je l‘écoute sans l‘interrompre. Les explications et les commentaires qui viennent de moi sont alors souvent, mon travail qui montre la vérité théologique en révélant leur concordance avec la théologie et les lieux théologiques. Et alors les messages de la Dame de Yagma-Louda peuvent aider dans la catéchèse et la prédication à exposer les dogmes d'une manière accessible à tous et à les familiariser à la contemplation du mystère de la Sainte Trinité et de Marie qui lui est associée d'une manière unique.

La théologie des messages de Yagma-Louda.

Comme dans toutes les apparitions vraies, la Dame de Yagma-Louda qui dit nous apporter les grâces de la dernière minute, et nous révéler la présence spéciale du Père au Burkina, prêche la conversion et la prière. Cette conversion et la prière qu'elle nous prêche instamment avec son Fils, nous dirigent décidément vers la contemplation de la Trinité, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Ils nous prêchent une spiritualité trinitaire. Et pour cela, les apparitions, tout en nous mettant en contact avec les Personnes Divines et en montrant leur lien spécial avec la Vierge par leurs enseignements et les descriptions des théophanies, poussent à la réflexion et à la recherche théologique en cours dans l'Église depuis Vatican II. Les messages ou, plus exactement, les Visiteurs célestes poussent à une considération, à une réflexion et à une contemplation de la Sainte Trinité et, clairement, de Marie dans le mystère de la Trinité et de l'Église. Par exemple, le caractère pneumatologique de la mariologie des messages se manifeste constamment, avec des affirmations qui poussent à se confronter avec les grands noms de la mariologie de l'Église catholique en vedette depuis Vatican II.

Pour revenir à la personne de la voyante, rappelons que Marie Rose est une ignorante, sans érudition, une « moins que rien », ont dit plusieurs fois les Visiteurs célestes. C'est à dessein que la Vierge a arrêté ses études pour qu'un autre savoir ne vienne meubler cette jeune raison, ardoise vierge, qu'ils ont choisi de rencontrer. La lecture de la Bible lui a été interdite par la Dame du Ciel. Les révélations privées des apparitions et des messages entrent bien dans l'économie du salut. En cela elles concernent le message que le Christ a donné et dont ils sont, dans la fonction de l'Esprit Saint dans l'Église, le rappel. Le message du Christ c'est le Verbe de Dieu incarné au milieu des hommes pour achever sa révélation commencée depuis des siècles. Et cette Révélation, commencée sous l'Ancienne Alliance, achevée dans la Nouvelle Alliance et continuée après la Pentecôte dans les rappels de l'Esprit, est toujours une rencontre du Verbe de Dieu et son mystère avec la raison humaine de l'homme qu'il a créé à son image. Après le kérygme (annonce première de la parole de Dieu), la catéchèse, la théologie dans toutes ses sections sont l'effort de la raison pour pénétrer plus profondément les vérités divines.

L'esprit de Marie Rose qui n'est même pas à la hauteur de la catéchèse, et on ne parle pas de la théologie, est incontestablement pauvre en techniques rationnelles philosophiques pour découvrir par elle-même, les vérités théologiques qu'elle exprime sans erreur en sa langue et ses descriptions simples. Comment Dieu s'adresse-t-il, alors, à l'intelligence de Marie Rose et lui dicte-t-il le message ? Voici comment les messages sont donnés selon les témoignages de la voyante.
Quand la Vierge, le Christ, l'ange ou le saint lui parle, elle ne voit pas bouger leurs lèvres. La parole résonne d'une manière qui ne lui permet de saisir et de répéter clairement ce qui lui est dit. La voix tonne, puis, elle va résonner dans son cœur et c'est à ce moment qu'elle l'énonce. Mais selon la nature et la qualité de l'instrument, donc selon la langue et le niveau d'instruction de la fille : la langue française de son milieu avec, parfois, les particularismes de sa langue mossi exprimés en français ; la langue mossi qui est sa langue maternelle, mais parfois en une qualité littéraire qu‘elle n‘a pas acquise.
Des fois, elle voit ou entend et saisit, mais le langage pour traduire ou décrire adéquatement ce qu'elle entend ou voit lui fait défaut. Et elle avoue, avec frustration, son incapacité à exprimer ces merveilles divines. La vie de Padre Pio révèlent de semblables expériences. D'autres fois, dit Marie Rose, c'est le regard du Christ, de sa Mère ou de l'ange qui, dans le silence est parlant, est tout un discours silencieux.

La présence du Christ, dit la voyante, est caractérisée par l'odeur de l'encens. Ce qui, dans la prière liturgique catholique, exprime l'adoration de Dieu ou la vénération de sa présence. Tandis qu'un parfum de roses annonce et accompagne la Vierge.
L'enseignement que reçoit Marie Rose dans les apparitions, l'est bien souvent par les messages énoncés ou par les théophanies dont les visions lui disent en images et en langage accessible à tous, ce qu'enseigne du mystère trinitaire, la théologie, parfois en des mots compliqués comme par exemple la circumincession dite périchorèse en grec. Et la Vierge et son Fils nous encouragent à travailler et à enseigner la théologie trinitaire qu‘ils nous enseignent, leur mariologie pneumatologique, leur ecclésiologie, leurs prières, l'attitude et la conduite éthiques inspirées par la lumière de leur spiritualité trinitaire. En définitive, on voit qu'ils nous invitent à une connaissance et à une contemplation de Dieu en son mystère trinitaire rendu accessible aux hommes par l'Incarnation du Verbe.

Ainsi les messages de Yagma-Louda expriment, en la langue et le niveau de Marie Rose, un enseignement théologique, et ils encouragent « le Père conseiller Dominicain » d'exercer sa fonction de théologien en rendant raison de ce qui est affirmé, en prenant l'occasion de « défendre contre quiconque demande raison de l'espérance qui est en » nous (1 Pierre 3, 15), quiconque demande raison des affirmations des messages qu'il conteste. « La main droite du Père et du Fils t'accompagne dans ta mission de Père conseiller et de théologien », dit la Vierge Marie au Père conseiller dans le message du 24 décembre 2001. Le 11 mai 2003 c'est le Christ qui lui dit : « Ton arme de combat est la vérité qui est en toi, à travers ta conscience de théologien, tu diras la vérité sans avoir peur de ces hommes d'aujourd'hui ». Le 7 décembre 2005, le Christ dit encore : « Ta profession de théologien est bénie et acceptée par Dieu mon Père ». Et il oriente sa réflexion théologique vers Dieu le Père que sa Mère lui avait fait découvrir dans le message du 6 janvier 1994. Effectivement, pendant plus de trois ans, il en fut illuminé dans une joie intérieure qu'il croyait, naïvement, pouvoir communiquer facilement aux autres. Le 30 avril 2004 la Vierge porte sa méditation sur ce Dieu du silence qu'on ne découvre pas facilement, c'est un don, que tout le monde peut demander, bien sûr. Elle lui dit : « Tu es le seul à Le découvrir (le Père) dans le silence et tu devras Le faire découvrir à tes autres confrères par tes écrits et par ta théologie.

Le Père est le Dieu du silence, sa santé est ce silence que nous devons travailler à instaurer dans nos cœurs. Le silence du cœur qui n'est autre que le culte des fruits de l'Esprit Saint qui produisent la paix, la joie, la sainteté, l'Esprit qui est le Don du Père et du Fils. Les lettres de saint Paul, particulièrement les lettres aux Corinthiens (1Co 6,10 ; 13,4-7 ; 2Co 6,6) et aux Galates (Gal 5,19 ; 5, 22) nous enseignent amplement ces fruits de l'Esprit opposés à ceux de la chair.

La rencontre du Jeudi Saint dans le sanctuaire de la Résidence Saint Victor.

Au moment où nous confessons nos péchés et demandons la miséricorde de la Sainte Trinité, Marie Rose tombe en extase. La Sœur Marie Blanche asperge de l'eau bénite en direction de l'apparition, de la voyante et de nous-mêmes. Le Christ nous bénit et commence son entretien durant lequel la théophanie qu'il accorde à Marie Rose nous enseigne sur la Sainte Trinité et Marie et le lien de Marie et de l‘Esprit Saint et la Trinité.

Le Seigneur -

Pater et Filius et Spiritus Sanctus,

L'assistance –

Amen !

Le Seigneur –

Je ne suis nul autre que le Fils du Dieu vivant.
Mon ami René ainsi que mon épouse Marie Blanche, souvenez-vous que vous avez été consacrés à l'Immaculée Conception image de l'Esprit Saint. L'Immaculée Conception est ma Mère. Le savez-vous ? Chaque jour, bien qu'il y ait des récalcitrants dans la famille, l'Esprit Saint est avec vous. Voudriez-vous que je vous le répète ? Bien qu'il y ait des récalcitrants dans votre famille, l'Esprit Saint est toujours là, et il œuvre en chacun de vous. Bien qu'on le rejette, il est présent. Ne doutez surtout pas de la miséricorde de Dieu le Père et de moi-même le Fils et du Dieu Esprit Saint image de ma Mère qui repose chaque jour dans le cœur de chacun des membres de votre famille, de vos familles, puisque vos parents vous ont consacrés à l'Immaculée Conception, image de l'Esprit Saint.

Si j'ai commencé à parler de vous, c'est pour dire que vous avez été martyrisés sur cette terre, mais au dernier jour vous aurez le centuple ; même vos ennemis auront le paradis parce que vous avez subi toutes les peines que vos ennemis devraient subir sur terre pour ne nous avoir pas connus. A travers les souffrances que vous avez endurées sur cette terre pour eux, ils auront le paradis, vos bourreaux, vos malfaiteurs, vos persécuteurs. Sachez que chaque jour, ma présence en vous mûrit et se révèle chaque jour comme l'aurore. Nul ne pourra faire disparaître cette grâce qui habite en chacun de vous, en chacun de vous, c'est à dire, en chacune des personnes, de tous les membres de votre famille. Bien que d'autres soient récalcitrants, l'Esprit demeure toujours. Mais laissez l'Esprit agir en son temps, puisque mon Père habite le silence et la patience, l'Esprit aussi habite ce silence et cette patience.

René mon ami et mon épouse Blanche, sachez que la santé venant de Dieu le Père est déjà en vous, ainsi que la mienne parce que, à travers la confiance que mon ami Constantin a mise en moi, c'est à travers cette confiance et à travers la consécration de vos parents qui sont aux cieux actuellement, que l'Esprit Saint se manifeste en vous et vous accorde chaque jour la santé venant du Père et de Dieu le Fils que je suis et qui vous parle actuellement. Ne doutez plus de cette grâce que vous avez reçue gratuitement, venant de la Sainte Trinité à travers les intercessions venant de vos parents chaque jour.
René mon ami ainsi que mon épouse Blanche, réjouissez-vous, car la foi de Constantin vous réveille chaque jour et
vous réanime. Lui étant couché, vous croyez que sa foi s'est anéantie, non pas vous, mais ce monde autour et mon Église. Mais non, c'est sa foi qui vous réanime chaque jour, puisqu'il a cru, il y croit et il croira pour toujours jusqu'à ma rencontre. Mais savez-vous ? Vous compatissez à ses douleurs et à ses peines.

Concernant les problèmes de vie que vous tous vous traversez, vous devez savoir que vous tous, ayant été consacrés à l'Immaculée Conception ma Mère, image de l'Esprit Saint, vous compatissez tous les uns aux douleurs des autres. Actuellement, vous n'êtes ni abandonnés ni délaissés par votre Seigneur qui n'est nul autre que moi qui vous parle. Mais, ne serait-ce que par un joug léger comme je vous le dis, acceptez de compatir aux douleur que traverse actuellement votre frère. Pour vous dire que vous êtes aussi, étant sur terre, en train de préparer votre Ciel à travers les souffrances que vous endurez à son égard. Mais il ne peut pas souffrir seul, puisque vous avez les cœurs unis même s'il y a des récalcitrants dans la famille.
Aux yeux de mon Père vous êtes tous consacrés à l'Immaculée Conception. La souffrance de chacun de vous, vous devriez tous la supporter en compassion. Voilà pourquoi vous souffrez et vous n'en savez pas la raison. Voilà pourquoi, mon ami René ainsi que mon épouse Blanche, vous souffrez sans savoir pourquoi vous souffrez. Ainsi fait, qu'il en soit ainsi. Vous allez souffrir jusqu'au dernier jour pour que tous vos cœurs qui ont été unis le jour de votre consécration à l'Immaculée Conception qui est ma Mère, demeurent ainsi pour toujours et à jamais et dans tous les siècles des siècles. Acceptez cette souffrance pour le salut des âmes de toute la famille et de tous les membres de la famille et de toute la royauté. Ainsi soit-il.
Pour mon ami Constantin, son heure n'est pas encore venue, il a beaucoup encore à faire sur cette terre. Il a beaucoup de tâches à remplir avant de quitter ce monde. Aujourd'hui c'est un Jour Saint, je vous parle en tant que votre Dieu. Pour mon ami A.K., qu'il en soit ainsi, qu'il ne doute pas de ma miséricorde qui repose sur lui chaque jour.

Ici Marie Rose a fait plusieurs reprises parce qu'elle a eu des difficultés à trouver et comprendre le terme juste « repose », et cela l'a troublée. Le Seigneur lui fait comprendre qu'elle n'a pas à s'en faire parce que son Père conseiller est conscient du bas niveau de son français, arrive à comprendre ce qu'elle dit, et fait les corrections nécessaires. Après donc cette pose causée par la réponse à ces difficultés, le message reprend son cours en s'adressant au Père conseiller qui, dans la semaine, a eu des soucis qui l'ont littéralement conduit au bord du découragement.

René, réjouis-toi, ne doute plus jamais. Si je dis que tu doutes, non, tu n'as jamais douté, mais tes inquiétudes font que tu t'éloignes trop de moi. Même face à tes inquiétudes, n'oublie pas que je suis avec toi, si le Père est là, je suis là. Je ne dis pas que tu doutes mais tes inquiétudes t'éloignent de moi, t'entraînent au doute. Ce sont tes inquiétudes qui t'entraînent au doute.
A toi mon épouse Blanche, réjouis-toi car tu es la reine de la famille. Souviens-toi que tu es consacrée à moi pour toujours, tu demeureras mon épouse pour toujours, mais ta mission est de ne rien dire, de ne rien chercher à savoir, de ne rien chercher à comprendre mais veiller à toujours être stricte avec moi pour le salut de ta famille, de toute la royauté de Gìùrgo et de mon peuple, ainsi soit-il.
L'heure de mon ami Constantin n'est pas encore sonné. Je vous demande la patience, le silence. Soyez quitte de toute inquiétude et laissez mon Esprit se manifester en chacun de vous. En ce jour béni et choisi de Dieu mon Père et qui est le mien aussi, je vous dis merci pour tout ce que vous faîtes pour mon Église et pour mon peuple. J'appelle tout mon peuple à la conversion. Je vous invite tous, que ce message soit répandu partout dans ce monde. Maintenant vient le jour béni et choisi de Dieu mon Père, que tout homme qui vit et respire avec le nez (mossisme pour dire tout humain vivant) doit rechercher où se trouve le salut de son âme. Longtemps, vous, les hommes de ce monde vous avez cherché le salut de vos âmes, étant toujours sur terre. Mais maintenant, c'est moi votre Dieu Créateur qui vous demande de rechercher encore où se trouve le salut de votre âme étant toujours sur terre.

Nombreuses sont mes œuvres sur cette terre éparpillées, partout dans ce monde, mais elles manquent d'encadrement. Réjouissez-vous plutôt que de vous attrister, mes amis ici présents, parce que le salut de vos âmes est déjà préparé par tous les actes que vous avez eus à entreprendre sur cette terre pour le salut de mon peuple.
Je ne suis nul autre que le Dieu du salut. Et au dernier jour, tous ceux pour qui vous avez eu à intercéder pour le salut de leurs âmes au dernier jour seront soulagés. René mon ami, tu diras à mon peuple qui crie vers moi chaque jour, que nombreuses sont mes œuvres mais elles manquent d'encadrement. Si bien que je reviens parmi vous et qu'eux aussi viennent passer par vous pour implorer ma miséricorde. Qu'ils soient exaucés chaque jour, tous ceux qui ont faim et soif de moi, ainsi soit-il.
Pater et Filius et Spiritus Sanctus,

L'assistance –

Amen !


Commentaires de Marie Rose à ses Parents conseillers –et exposé de sa théophanie.

Le Christ et le français parfait.

Le Christ s'adressait à vous, il vous regardait. Et j'ai vu que c'était vraiment le Christ. Il s'est approché de moi et me regardait. Sa manière de regarder est différente de la nôtre. Nous ne pouvons pas nous regarder les uns les autres sans baisser les yeux et sans ciller des yeux, le Christ, lui, vous regarde fixement, quitte à un moment à baisser le regard. (Bien sûr, le Christ et sa Mère, n'ont plus à humidifier les globes de leurs yeux).
Aujourd'hui, le Christ, quand il nous parlait, allait et venait devant nous. Quand il parle cela résonne mais je ne l'entends pas parfaitement et je l'écoute et je redis comme je peux. Alors il m'a dit de ne pas m'en faire pour mes fautes de français et de vocabulaire, parce que mon Père conseiller sait très bien que le niveau de mon français n'est pas très élevé et fait les corrections nécessaires.
Le Père Guirma –
Effectivement, je remarque très bien les incorrections, les impropriétés de termes que dans la saisie du texte je corrige, voyant bien ce que le Christ veut dire. Ce qui montre que le Visiteur céleste, le Christ, la Vierge ou l'ange passe à travers la nature de leur porte-voix, à travers son esprit, son intelligence, sa langue, les caractéristiques et le niveau de cette langue avec ses limites. Parfois ils la corrigent, surtout quand elle-même est travaillée par la crainte de faire des erreurs qui altèrent le message. Aujourd'hui devant les difficultés qu'elle a eues, elle s'inquiète que ce ne soit pas le Christ qui lui parle. C'est alors que le Christ l'a rassurée en lui disant : « Ton Père conseiller sait quel est ton niveau, mais sache que c'est moi le Christ qui lui parle à travers toi ».
Lors de l'apparition du 12 juillet 2002 durant la messe, j'étais en train d'enregistrer le message du Christ que Marie Rose en extase énonçait. Une impropriété de terme survint et provoqua en moi un sentiment d'agacement et dans un mouvement d'impatience j'en fis la correction en moi-même silencieusement, sans aucun signe extérieur ni murmure audible. Aussitôt, le Christ lui-même, reprit la phrase, la corrigea, puis me fit cette observation : « Il nous arrive de rectifier, oui, mais il faut savoir, mon ami René, que ce n'est pas à tout moment que nous reviendrons pour corriger Marie Rose, parce que nous ne venons pas pour que le monde sache le vrai français mais pour que ce que nous voulons soit transmis au monde. L'intelligence vient de nous. Pourvu que ce qui est transmis par Marie Rose, tu le comprennes et le transmettes au monde, mon ami René ».
En de nombreuses fois dans le passé, durant les apparitions et les énonciations des messages, Marie Rose a fait des reprises qui étaient bien des corrections. La réplique du Christ à mon impatience du 12 juillet 2002 semblait être une réponse à l'avance à des objecteurs qui m'écrivaient en 2003 que « Dieu parle un français parfait ». A ces objecteurs j'ai pu donner la réplique du Christ avec le commentaire suivant : « Le Christ et sa Mère ne viennent pas pour que le monde sache le vrai français, ce qui importe c'est ce que les ignorantes choisies par eux disent de leur part et non pas ce que demandent les académiciens. L'intelligence vient de Lui, les différentes langues du monde sont des outils élaborés par cette intelligence qu'il a créée, l'hébreu et le Grec dans lesquels la Parole de Dieu nous fut livrée, ainsi que le patois dans lequel la Vierge a dit à Bernadette qu'elle est l'Immaculée Conception. Marie Rose qui est une Africaine francophone à l'instruction très peu poussée, a un français imparfait, bien des fois marqué par les particularismes de sa langue mossi, et parfois avec des fautes de français, souvent des fautes d'orthographe. Les Français qui ont posé l'objection du parfait français oublient que nous sommes dans le cadre de la francophonie. Les ordinateurs ont des logiciels du français de France, du Canada, de Belgique, de Suisse, de Côte d'Ivoire, du Cameroun. Le français d'aujourd'hui comme le roumain, l'espagnol, le portugais, fut un dialecte du latin qui a évolué jusqu'en sa forme moderne. Le latin et le grec des évangiles et des épîtres ne furent pas les langues des Cicéron, César, Aristote. C'est une forme de narcissisme inacceptable que d'exiger de Dieu, dans le cadre de la francophonie le français que l'on parle dans son milieu et surtout le français littéraire. Aujourd'hui le Christ fait la remarque de la langue pour surtout rassurer Marie Rose inquiétée par les imperfections de sa langue qu'elle remarque et qui la poussent à un doute tout à fait naturel sur le terrain de la foi que nous sommes. Qu'elle ne s'en fasse pas, lui dit le Christ, du moment que le Père conseiller son traducteur, est bien averti et le voit.
Le Christ parle cependant le parfait môoré.
Le Christ a dit qu'il ne vient pas pour nous apprendre une langue parfaite, un français parfait. Cependant il lui arrive de s'exprimer en une langue littéraire, dans le style, l'esprit et la poésie d'une langue à travers son « porte-voix » ignorant. C'est ce qui est arrivé avec Marie Rose. Marie Rose n'a pas une culture littéraire mossi qui lui permette de parler avec aisance et dans un style parfait, la langue des rois, des princes et des bardes des cours royales mossi. Mais le message du 2 janvier 1993 aligne dix-neuf noms de guerre du Christ dans le genre littéraire de ceux des rois et des seigneurs mossi. ( Au Burkina la Dame du Ciel et son Fils nous visitent et nous parlent. Apparitions et messages à Marie Rose Kaboré. Père René Bélemsìda Guirma, p 113 Editions Parvis ) Pour que Marie Rose les trouve et les énonce sans préparation, comme en une improvisation, il fallait qu'elle ait l'esprit vif et fertile. Mais en fait ce n'est pas elle qui les conçoit, c'est le Christ qui parle à travers elle. Et il évangélise la culture comme enseigne Paul VI et suggère Jean-Paul II. Il prend les catégories, les cadres culturels mossi, pour les remplir, non plus de la jactance et du triomphalisme de la noblesse mossi, mais de son enseignement sur la puissance, la miséricorde et la munificence du Dieu Rédempteur qu'il est.

Le mystère de Dieu Trinité et de Marie associée à la Sainte Trinité.

Marie Rose –

Quand le Christ parle, on voit que c'est un homme qui est Dieu. Mais parfois j'éprouve des doutes sur ce que je vois. Quand le Christ parle, la voix résonne et tu ne saisis pas, elle remue d'abord votre cœur avant que vous ne l'entendiez. La Voix résonne et secoue tout, si bien que cela me submerge, et alors, ensuite, elle vient résonner dans mon cœur. Cela me pousse à me poser cette question : « Qu'est-ce qui prouve que mon cœur est toujours pur pour voir ce que je voyais quand j'étais petite (elle a 35 ans maintenant) ? Est-ce que Satan ne se déguise pas pour venir me tromper ? » Le Christ m'a répondu que non, il m'a choisie et son amour infini est fidèle pour toujours. Il ne faut pas croire qu'un jour il va me délaisser.
Des fois vous, vous vous croyez délaissés, vous et Tante Sœur, vous ne doutez pas. Mais face à vos inquiétudes, vous doutez de lui et ainsi vous éloignez de lui. Il faut lui faire confiance à tout moment. Le Christ vous dit ça aujourd'hui. Vous devriez dire non aux inquiétudes si vous avez foi en lui. Quand il m'a apparu il m'a demandé pourquoi je doute de lui, c'est lui le Seigneur. Alors il s'est approché avec sa Mère et m'a demandé de voir si leurs deux Cœurs ne sont pas unis.
Ce que je dois vous dire aujourd'hui est qu'on ne peut dire comment est Dieu. J'aurais voulu vous le dire mais mes efforts pour vous le dire, à vous et au monde, comment sont Jésus et Marie, sont impuissants. On ne peut pas dire la Divinité. Le Christ m'a dit que nul ne peut le découvrir sinon le Père, et nul ne peut découvrir le Père sinon lui. Et nul ne peut découvrir le Père et le Fils sinon l'Esprit Saint. Nous les hommes nous sommes trop impurs. Quand ils nous apparaissent ainsi, nous avons seulement à les considérer tels qu'ils se présentent à nous. Nous ne pouvons pas percer le mystère de Dieu. Ce qu'on peut dire c'est que Dieu est Dieu. Quand Jésus et Marie apparaissent le Souffle se manifeste et secoue tout. Quand l'Esprit parle c'est pour nous dire que Dieu est Dieu et le Souffle qui se dégage et fait trembler et flotter les vêtements du Christ et de sa Mère, c'est le Mystère qui entoure Dieu. On sent le frémissement, on voit le flottement des vêtements du Christ et de sa Mère, mais quel est ce souffle ? Vous ne le voyez pas. D'où vient ce Vent et où va-t-il ? C'est le Mystère de Dieu, Mystère qui l'entoure et qui fait que l'homme ne peut savoir comment est Dieu.

Le Père Guirma –

Reportons-nous à Jean 3,8 « Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. » L'Abbé René Laurentin a bien intitulé son livre sur l'Esprit Saint par ce titre significatif « L'Esprit Saint cet Inconnu ». Il faut rappeler que le Vent, le Souffle sont parmi les signes de l'Esprit Saint.

Marie Rose –

Ainsi ce Souffle, nous dit l'Esprit Saint, est le Mystère de Dieu, le Mystère qui l'entoure. Ce Mystère est l'Esprit Saint qui enveloppe le Christ et sa Mère et fait frémir leurs vêtements alors que dans le lieu où ils sont, la maison dans laquelle nous sommes en leur présence, il n'y a pas de vent. Le Mystère de Dieu vient de l'Esprit Saint. La Voix dit qu'elle est l'Esprit Saint, le Mystère de la Trinité que l'homme ne peut pas percer. Le mystère du Père, du Fils et du Saint Esprit en un Seul Dieu est dans le Souffle, l'Esprit Saint qui ainsi les enveloppe. L'Esprit Saint apporte le Souffle du Mystère qui console ceux qui sont affligés. C'est l'Esprit Saint qui donne le témoignage du Mystère, et il procède du sein du Père et du Fils, et lui s'ajoutant, cela fait Trois Personnes, ce que personne ne peut saisir. L'Esprit Saint me demande de vous donner ce témoignage, que vous sachiez que vous ne vous êtes pas trompé.

Durant l'apparition, vous avez le Christ et la Vierge qui sont là, et Dieu le Père en la Grande Lumière est en haut, et le Souffle du Vent se fait sentir et fait flotter les vêtements du Christ et de sa Mère sans les faire bouger. Et le Vent s'exprime avec une voix d'homme, puis quand il cesse de parler et de souffler, il se recueille dans le sein de Marie et prend la ressemblance du Christ sans que tu puisses savoir qui il est. Il descend en Marie et tu le vois dans le Cœur de la Vierge. C'est quand je vois celui qui parle que je le vois dans le Cœur de Marie modestement recueilli avec une couronne royale comme le Christ.

Père Guirma –

L'Esprit Saint n'est-il pas le même Seigneur ? Et ailleurs il a été dit que l'Esprit Saint reflète le Fils et le Père.
L'Esprit Saint image de Marie.

Marie Rose –

Et la Voix redit alors : « C'est pourquoi il est dit que la Vierge Marie est l'image de l'Esprit Saint, et l'Esprit Saint image de Marie. Si tu vois l'Esprit Saint, tu vois la Vierge Marie. Ils ne sont pas un comme le sont le Père et le Fils qui sont l'un dans l'autre, ils ne sont pas égaux, mais ils sont l'un dans l'autre, ils sont l'image l'un de l'autre. »
Ils sont tous deux l'image de la Sainte Trinité, l'Esprit Saint de par son identité divine, Marie de par sa Maternité divine et sa relation à l'Esprit Saint.

Explication théologique.

Le Père Guirma –

« L'Esprit Saint image de Marie, Marie image de l'Esprit Saint » est une affirmation en forme de chiasme qui revient souvent dans les messages, alors que nombre de personnes ont objecté contre le premier membre de la proposition. Ce chiasme ne jouerait pas entre le Père et le Fils son image. On ne dira pas : « Le Fils image du Père, le Père image du Fils ». Pourtant l'on dira que le Fils est dans le Père et le Père est dans le Fils. Et cela exprime leur égalité, leur identité naturelle mais pas personnelle. Le même chiasme, ici, affirmé dans la relation de Marie et de l'Esprit Saint, se refuse à exprimer une identité et une égalité entre l'Esprit Saint et Marie, comme dans « blanc bonnet, bonnet blanc », et comme il est dit que « le Fils est dans le Père et le Père est dans le Fils ». Marie et l‘Esprit Saint « ne sont pas égaux, est-il explicitement affirmé, mais ils sont l‘un dans l‘autre », a bien énoncé Marie Rose . C'est à la lumière du mystère divin trinitaire que se révèle tout le sens de cette affirmation répétée des messages.

Tout comme à ceux qui y trouvent objection, cette affirmation a paru insolite, dès le début, même aux Pères conseillers de Marie Rose, Monseigneur Guirma et le Père Guirma. Le premier, alors, a posé la question aux Visiteurs célestes et le Christ a donné une réponse le 18 novembre 1993. On ne réfléchira jamais assez sur le mystère trinitaire. Le Seigneur et sa Mère eux-mêmes le savent, et leur pédagogie est revenue incessamment sur cette vérité.
En fait cette affirmation est une autre manière d'exprimer la parfaite relation de Marie avec l'Esprit Saint, relation sur laquelle, depuis le Concile, les théologiens ont été invités à porter leur attention et leurs réflexions. C'est cette réalité que, bien avant, saint Maximilien Kolbe a pensé voir exprimée dans la présentation que la Vierge de Lourdes a faite d'elle-même en la phrase : « Je suis l'Immaculée Conception ». Le Père Laurentin, lui, ne voit pas de portée ontologique en cette présentation, à son avis simplement figure de style.
Toujours est-il que saint Maximilien, lui, en a été fasciné, et cela l'a poussé à penser à une sorte d'« union hypostatique ». Il a bien corrigé son expression par le terme « quasi » ou « sorte de », parce que tout le monde sait que dans l'union hypostatique c'est la Personne Divine qui assume la nature humaine, et cela fait deux natures, certes, la divine et l'humaine, mais une seule Personne, la Divine, en l'occurrence, le Fils. Et c'est ce qui fait que le Christ est Dieu. Tandis que tout le monde sait bien aussi, que Marie n'est pas déesse, elle est une personne humaine, cependant, admettons-le, pas comme les autres, « élevée » qu‘elle est « par la grâce de Dieu au-dessous de son Fils, et au-dessus de tous les anges et de tous les hommes comme la Mère très sainte de Dieu, » et « présente aux mystères du Christ, » (L. G. 66).

Le Père Laurentin préconiserait que devant cette réalité divine du mystère de la relation de l'Esprit Saint et de Marie, on admette, ici, être devant un point apophatique. L'apophatisme est le caractère ineffable de Dieu, de la réalité divine ou surnaturelle que tout langage trahit par son inadéquation, d'où invitation au silence, au lieu de s‘ingénier à pressurer dangereusement les mots et un discours à bout de souffle. Le danger serait qu'à la fin, l'ambiguïté apparente vos propositions à de graves erreurs. Le Père Laurentin affirme, quant à lui, que Marie, dans sa relation avec l'Esprit, est la transparence même de l'Esprit Saint. Cette proposition serait dans la ligne du texte Conciliaire qui déclare que Marie est « pétrie par l'Esprit Saint ».
Pour nous, cette transparence nous fait penser à la statue fluorescente et la lumière qu‘elle a absorbée et qui l'a pétrie. Si tu vois la statue tu vois la lumière, si tu vois la lumière, tu vois la statue, et elles sont, ainsi, l'image l'une de l'autre. Le mystère de Dieu qu'est l'Esprit Saint, cet Inconnu, écrit le Père Laurentin pour qualifier sa discrétion, se révèle spécialement à nous en la forme réelle et vivante de Marie qu‘il a investie le jour de l‘Annonciation. Et encore, remarquons-le, en Marie, ce que l'Esprit Saint lui communique est quelque chose de divin par excellence : la Maternité Divine pour l'Incarnation du Fils du Père.
Un docteur en théologie qui a tenu à me décliner son diplôme universitaire romain des années 1950, m'a objecté avec toute l'autorité de son doctorat, qu'il reçoit bien que Marie soit l'image de l'Esprit Saint. Mais l'Esprit Saint image de Marie, d'une créature donc, se serait dégradé en idole, même si l'Esprit Saint accuse les traits féminins plus que les autres Personnes trinitaires. Et l'image, fait-il remarquer, est de nature inférieure à ce qu'elle représente, à son principe, en quoi il a parfaitement raison.
Tous ceux qui ont objecté contre l'affirmation des messages, ou ceux qui en ont été frappés comme d‘une assertion insolite, en tout premiers, les Pères conseillers de Marie Rose eux-mêmes, pensaient de même. Mais, ce qu'il est important de remarquer, ils partaient ainsi, tous, de la vision ontologique des prémisses qui ont posé cette objection. C'est pourquoi la question a été posée par Monseigneur Guirma à Marie Rose. Pas à Marie Rose qui n'a aucune science théologique ou philosophique ou même une certaine érudition littéraire pour y répondre. La question a été posée aux Visiteurs célestes eux-mêmes. Et c'est le Christ qui a répondu dans le message du 18 novembre 1993 ( cf Au Burkina la Dame du Ciel et son Fils nous visitent et nous parlent. Père René Bélemsìda Guirma Editions Parvis 2002 en vente sur ce site ). Par la suite, le Christ et sa Mère n'ont cessé de répéter l'affirmation, et, plusieurs fois, le Christ et un ange ont avancé l'argumentation de diverses manières.

Sans entrer dans de longues explications techniques qui seraient ennuyeuses, disons tout simplement, que la vision ontologique des objecteurs est celle, scolastique assez tributaire du Dieu Acte pur d'Aristote. Ce Dieu, Être Suprême, est Substance parfaite dont la perfection tend à l‘isoler. Telle est l'aporie qui rend impossible une explication cohérente du fait concret de l'Existence de l'Être Suprême et des créatures. Parce que c'est une ontologie qui donne une importance démesurée à la notion de substance qui est la catégorie fondamentale. La conception de ce Dieu Être parfait a tendance, logiquement, à le clore de façon narcissique sur lui-même, et explique difficilement sa relation avec nous les créatures. Aristote n'a pas osé voir en Dieu une personne, parce qu'alors il serait d'une unicité monstrueuse avec un amour non moins monstrueusement replié sur lui-même en sa perfection infinie. Aristote s'est contenté alors d'une épure rigoureuse d'un Dieu ainsi abstrait, tout en saisissant qu'il est vie et bonheur ; mais il se sentait indigne d'aimer cet Être Suprême dont il entrevoyait la transcendance en son caractère de « Tout-Autre ». Il a fallu la Révélation de l‘Être Suprême Dieu-Amour de la Bible pour mettre en lumière l‘importance de la relation sur le plan fondamental, importance qui apporte de la lumière sur le Créateur et les créatures (cf Traité sur la Trinité René Laurentin Edition Le Sarment p. 37). Quand je dis que la scolastique est tributaire du Dieu d'Aristote, je ne veux pas dire qu'elle a adopté toute la notion et le concept du Dieu Acte Pur Être Suprême qui n'est pas personne et n'a pas créé le monde. Comme on le voit, la vision du monde d‘Athènes, l'ontologie grecque a dû quand même évoluer pour rejoindre le Dieu de la foi.

Alors, Dieu est-il substance ou relation ? demande le Père Laurentin.
La révélation, nous explique-t-il, nous apprenant que Dieu est Amour, il est alors une vie interpersonnelle, référant les trois Personnes l‘une à l‘autre dans l‘unité parfaite de vie et de bonheur qui apparaît, ainsi, concret et proche. Dans la relation suprême d‘amour, les trois Personnes-relations s‘accordent et s‘identifient, sans qu‘on puisse dire si Dieu est plus absolu qu‘il n‘est relation, plus un qu'il n'est interpersonnel, il n'est pas moins personne qu'il n'est essence, car les deux se recouvrent ontologiquement (Traité sur la Trinité p. 184-185 René Laurentin Edition Le Sarment). Cela nous conduit à aborder le mystère trinitaire divin selon une approche personnaliste.
« Le Christ a dit qu'il est dans le Père et le Père est en lui (Jn 10,38 ; 14, 11, et en d'autres passages). Le Christ ainsi a toute la plénitude ontologique du Père, mais avec sa conscience personnelle et réceptive de Fils. L'Esprit Saint, Esprit du Père et du Fils est le lien même de leur unité, la réciprocité de leur don mutuel, leur Amour même, l''élan intérieur et réciproque du Père et du Fils, leur Don même, le dynamisme qui les porte l'un vers l'autre. Ainsi (II) l'Esprit Saint est dans le Père et le Fils comme le Père et le Fils sont en lui, de même que (I) le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils. (III) L'Esprit Saint est la réciprocité, la communication, le Don mutuel du Père et du Fils, l'intimité même de la Divinité » qui demeure un mystère, le mystère de la Sainte Trinité, Mystère ineffable que cette circulation éternelle d‘Amour de l‘Etre Suprême qu‘est Dieu Trine et Un, mystère qu‘aide à nous exprimer au mieux, la théologie sous l'illumination de la Révélation Biblique du Dieu Amour, et qu‘illustrent simplement pour tous, les théophanies des apparitions à Marie Rose.
Oui, en leurs termes simples, les théophanies de Marie Rose exposent, de façon pédagogique, la vision de la même vie intime divine trinitaire. « (III) L'Esprit Saint, rapporte Marie Rose, est le mystère de la Sainte Trinité, (II) Mystère qui témoigne du Père et du Fils. (I) Si tu vois le Père, tu vois le Fils en lui. Si tu vois le Fils, tu vois le Père en lui. (II) Si tu vois l'Esprit Saint tu le vois lui, et, le Père et le Fils en lui ». Cette vision de l'Esprit Saint rejoint l'approche personnaliste de H. Mühlen que reprend le Père Laurentin et qui dit que « l'Esprit Saint est le « Nous » du Père et du Fils » (L‘Esprit Saint cet Inconnu, René Laurentin p. 336 Editions Fayard).
Dans la contemplation de ce Mystère Trinitaire qu‘est l‘Esprit Saint, nous sommes sur le terrain d'une ontologie trinitaire interpersonnelle. Et dans cette vision ontologique trinitaire, le Christ dit image du Père n'est pas une affirmation anthropomorphique ; parce que le Père est Dieu. Et le Père, dont il s'origine n'est pas son image, parce qu'il est l'origine de tout, la Source, le Principe sans principe, le Non-engendré. Dans notre réalité humaine, l'image est inférieure à ce qu'elle exprime, inférieure à son principe qu'elle reflète de par sa nature. Dans la réalité divine, l'ontologie trinitaire, l'image en question n'est pas un être dégradé, inférieur à son Principe le Père qu‘elle reflète, parce que le Père lui a tout donné de lui-même et ils sont égaux et Un.
Mais dire de l'Esprit Saint qu'il est l'image de Marie n'est-il pas un anthropomorphisme qui fait de l'Esprit Saint une idole ?
Non ! parce que nous sommes toujours dans l'ontologie trinitaire. Notons que « l'Écriture Sainte attribue à l'Esprit Saint un rôle transcendant apparenté au style maternel. Le Christ est dit issu de l'Esprit Saint, Mt 1, 18 et 20, expression consacrée pour signifier le rôle de cinq mères dans la généalogie du Christ, Thamar Mt 1, 3, Rahab et Ruth 1,5, la femme d'Urie 1,16, et Marie 1, 16 » (Traité sur la Sainte Trinité p. 57 René Laurentin Edition Le Serment). Mais l'Esprit Saint n'est pas la mère de Jésus et ne peut être dit mère de Jésus.
L'affirmation « Esprit Saint image de Marie, Marie image de l'Esprit Saint » s'appuie, non pas sur des références anthropomorphiques, mais sur des références trinitaires, voilà pourquoi elle est « théomorphe ». Et ce qu'elle affirme est possible de par la communication unique de l'Esprit Saint dont Marie est le vase. Ce n'est donc pas en raison de traits féminins ou d'une caractéristique humaine que l'Esprit Saint est l'image de Marie et Marie son image. Ce n‘est pas non plus dans le style-réalité, du Fils image du Père qui lui communique tout de Lui-même sans être, Lui, l‘image du Fils. C'est en raison de la relation unique par laquelle l'Esprit Saint, principe divin de l'Incarnation, communique à Marie la Maternité du divin Fils en participation avec le Père, nous dit, avec justesse, le message du 18 novembre 1993, et sans qu‘on doive le qualifier de mère ou de maternel à l'égard du Fils. L'Esprit Saint ne peut communiquer une réalité plus grande, plus sainte, plus pure, plus immaculée, plus divine qui demande sa présence, son immanence au plus haut degré. L'argumentation du Christ, dans le message du 18 novembre 1993 illustrait, justement, l'investissement de cette présence, cette immanence de l'Esprit en Marie pour la puissance de cette Maternité Divine, au moment de son « oui » répondant à la proposition du Père s'adressant à sa libre volonté.
L'Esprit est l'image de la Sainte Trinité, du fait qu'il est le « nous » de la Sainte Trinité, et pour cela, il la reflète puisque le Père et le Fils sont en lui, et lui est dans le Père et le Fils, écrit le Père Laurentin. La théophanie de Marie Rose expose la même chose en disant que si tu vois l'Esprit Saint, tu le vois lui, et, le Père et le Fils en lui. Marie, par la Maternité Divine, ayant le Fils en elle, reflète, de par la circumincession en le Fils, les autres Personnes divines en elle, expliquent toujours les théophanies. Et ainsi, elle est l'image de la Sainte Trinité, mais, je dirai, d'une façon différente du fait que l'Esprit Saint est l'image de la Sainte Trinité. L'Esprit l'est de par son identité divine trinitaire, tandis que Marie l'est de par la communication de l'Esprit Saint portée au plus haut degré le jour de l‘Annonciation, au moment du libre « oui » de Marie permettant l'Incarnation du Fils en elle.

Que Marie soit portée à la dignité d'image de la Sainte Trinité le jour de l'Annonciation au moment de son « oui » permettant l'Incarnation du Fils en elle, montre que le Christ est au centre de ce mystère. Et Marie en acceptant la « charge » proposée par le Père, est « par son obéissance », au moment de son « oui » à l'Annonciation, « devenue pour elle-même et pour tout le genre humain, cause de salut » (Lumen Gentium 56 citant saint Irénée). L'Annonciation est un grand jour dans l'économie du Salut. En cette mission de l'Esprit Saint, le Père accomplit sa promesse de donner un Rédempteur, en envoyant son Fils en Marie qui le conçoit pour le mettre au monde, et l'Esprit pour lui communiquer la possibilité de réalisation de l'Incarnation en la Vierge.

Dieu est semblable à l'homme créé à son image et il lui a parlé par les prophètes et par son Fils utilisant les concepts humains. « En même temps, nous dit Jean-Paul II, le langage de la Bible est suffisamment précis pour marquer les limites de la ressemblance, les limites de l'analogie. En effet, la révélation biblique affirme que, si cette ressemblance de l'homme avec Dieu est vraie, plus essentiellement vraie encore est la non ressemblance qui sépare du Créateur toute la création. En fin de compte, pour l'homme créé à la ressemblance de Dieu, Dieu ne cesse d'être Celui “ qui habite une lumière inaccessible ” (Tim 1 6,16) : c'est le “ Différent par essence, le Tout-Autre. ”(Jean-Paul II, lettre apostol. Mulieris dignitatem,1988, n.8). Jean-Paul II affirme la ressemblance de l'homme par l'analogie, et le caractère ineffable de la nature de Dieu.
Tous les théologiens sont bien conscients de ce caractère analogique de notre connaissance de Dieu avec ses limites. Le Pape Benoît XVI dans son discours à Ratisbonne, après avoir évoqué cette conscience que les hommes ont eu de la non ressemblance de Dieu, au point que certains ont versé dans un apophatisme exagéré, a tenu à réhabiliter la rencontre du Verbe de Dieu et de la raison. « Les dissemblances, a-t-il dit, sont certes assurément plus grandes que les ressemblances, mais toutefois, pas au point d'abolir l'analogie et son langage. Dieu ne devient pas plus divin du fait que nous le repoussons loin de nous dans un pur et impénétrable volontarisme, mais le Dieu véritablement divin est ce Dieu qui s'est montré comme logos et comme logos a agi et continue d'agir, plein d'amour, en notre faveur ». Il est clair, par là, que Dieu, lui-même en cet investissement concret de son Fils, s'est intéressé à notre analogie

Alors donc, l'homme semblable à Dieu est ouvert à l'infini dont l'appétit le tenaille surtout en philosophie et en désir de bonheur. Mais il demeure essentiellement limité. Déjà la vérité naturelle, philosophique et scientifique, ne peut s'exprimer, malgré l'ambition qui doit habiter tout vrai philosophe et tout scientifique, dans un discours logique d'une vérité ontologique absolue qui serait une totalité sans dehors. Arrive un moment où le langage bégaie, c'est à dire, semble se contredire, se heurter à une impasse et appeler alors un autre point de vue, une autre base logique, une autre ontologie. D'où la multiplicité des ontologies (visions du monde, points de vue), multiplicité des bases logiques des savoirs qui a retiré à la philosophie son rôle de chef d'orchestre organisateur de tous les savoirs. Saint Augustin, déjà, disait d'antan, à propos des vérités de la foi, qu'il faut tenir le deux bouts de la chaîne, en renonçant de voir où les deux bouts se joignent.
Devant le mystère du Verbe fait chair nous révélant le Dieu Amour Trine et un, les Athéniens de l'Agora, armés de la vision de leur monde grec, ont proprement renvoyé saint Paul comme un ridicule hérétique. Cette vision du monde des Athéniens, l'ontologie grecque, a dû évoluer dans le monde judéo-chrétien occidental pour accéder à ce mystère du Dieu Amour de la Bible. Sa conception de l'Être Suprême, en faisant davantage droit à la notion de la relation, a dû évoluer d'une manière qui a apporté beaucoup de lumière en philosophie et en sciences.

Dans la contemplation et l'expression du Mystère Trinitaire, le langage humain, semble parfois bégayer, il semble dire et se contredire. Dans l'Evangile le Christ dit ne pas connaître ni le jour ni l'heure de la fin du monde que seulement connaît le Père (Mc 13,32). Où donc, sont l'égalité des Personnes divines et l'identité du Père et du Fils qu'il affirme de par ailleurs ? Le Christ ne se contredit-il pas quand il dit encore : « Le Père est plus grand que moi » (Jean 14, 27-31) ? Un chasseur d'hérésies, suffisant et sûr de sa science, taxerait cela d'arianisme sans considérer que le Christ parle du point de vue de son expérience humaine, l'expérience de sa kénose, c'est à dire son abaissement dans l'humanité, assumée par sa Personne Divine, mais sans mélange de la conscience divine et de la conscience humaine.
Cela relève de l'habileté philosophique de la théologie, virtuosité de la dialectique, de pouvoir dire que le Père est antérieur au Fils, logiquement mais pas éternellement. La même théologie explique comment le Fils est l'image du Père sans être un Être dégradé par rapport à son modèle, à son Principe, et comment, maintenant, l'affirmation disant Marie Épouse de l'Esprit Saint passe sans problème, alors qu'aux premiers siècles, dans le contexte polythéiste des idoles « théogames » du paganisme gréco-romain, elle était insupportable. Épouse est un terme pur dont je ne vois pas, par exemple, la traduction correcte en môoré pour la Vierge à l‘égard de l‘Esprit Saint. Voilà donc exposées les raisons qui justifient la proposition affirmant l'Esprit Saint image de Marie et Marie image de l'Esprit Saint.

« Salvo meliore judicio – Etant sauf un meilleur jugement ! », tel est le gant que le savant théologien romain, en ses objections, m'a lancé avec une assurance de juge infaillible qui ne laisse pas d‘échappatoire. Un défi tranchant net en sa concision latine comme le coup de marteau du juge qui condamne. La réponse qui convient est la citation de cet auteur latin qui dit : « Timeo hominem unius libri – Je crains l'homme d'un seul livre ». Pour dire qu'en nos temps modernes où nous disposons des découvertes, des trésors et de l'évolution de plusieurs siècles de réflexion philosophique et scientifique, notre esprit doit mûrir dans une certaine sagesse dialectique dans l'appréciation des choses. Et la prudence qu'inspire cette sagesse dialectique a transformé les savants en chercheurs précautionneux. La dialectique est surtout une catharsis qui vous purge de vos a priori, surtout ceux qui sont récoltés dans les rumeurs, mais, plus profondément, de vos ontologies qui vous détournent de la voie de la vérité. Une ontologie, en effet, qui vous conquiert, vous asservit, alors qu'elle pèche contre la vérité, contre la réalité, en ne saisissant pas et en ne reconnaissant pas ses limites accusées par ses apories, fonctionne comme une idéologie. Le théologien doit alors craindre le philosophe d'un seul livre (ontologique). Car à la lumière de la sagesse idéologique de ce philosophe, ses propositions théologiques se verront injustement teintées d'hérésies.
La réponse est alors de se souvenir de saint Augustin et d'écouter ce que le Christ nous dit aujourd'hui en ce Jeudi Saint dans cette causerie familière qu'il nous accorde à travers son « porte-voix » : « Quand, rapporte Marie Rose, ils nous apparaissent ainsi,- le Père, le Fils, l'Esprit Saint et la Vierge, - nous avons seulement à les considérer tels qu'ils se présentent à nous. Nous ne pouvons pas percer le mystère de Dieu. Ce qu'on peut dire, c'est que Dieu est Dieu ». Et ils se présentent à nous à travers l'Écriture Sainte et la Tradition de l'Église, et à travers les révélations privées, œuvres de l'Esprit Saint qui nous rappelle, dans le cadre du Magistère, suprême interprète, ce que le Christ nous a déjà dit. La catéchèse, la théologie et les enseignements de l'Église nous mènent ainsi à la vérité entière.

Alors donc, que le Fils, par exemple, soit dit image du Père sans être un être dégradé, est une entorse à la logique de notre ontologie première. Une entorse qui accuse, précisément, la non ressemblance qui sépare Dieu de la créature, mais qui est, en même temps, un procédé dialectique opératoire pour nous dire, au mieux, la Divinité en relation existentielle, concrète avec nous. Ce que dit l'Esprit Saint, par ses œuvres que sont les apparitions, les messages, les locutions et les charismes de toutes sortes aujourd'hui, est, bien sûr, dans les rappels du message évangélique promis par le Christ. Le Concile demande aux authentiques pasteurs, que, contrairement aux inquisiteurs surannés, ils examinent tout et retiennent ce qui est bon. Cette attitude déjà relève des fruits de l'Esprit Saint : charité,accueil, vrai respect d'autrui par une vraie estime, humilité, bienveillance, longanimité, prudence et science. Ils permettent l'annonce pacifique et fructueuse de la Bonne Nouvelle menant à une meilleure connaissance de Dieu, une meilleure intimité avec lui, une conversion et une vie de prière profonde.

Marie Rose continue son commentaire –

En revoyant tout cela, je suis saisie de crainte, parce que cela me dépasse. C'est une vision sublime qui dépasse la réalité du monde et qui s'évanouit avec ses merveilles, et me laisse avec ce pauvre monde, me donnant l'impression que ce peut être des rêves. Alors aujourd'hui j'ai demandé au Christ et à sa Mère de me donner un signe pour que je sois fixée. Comment vais-je me rendre crédible aux yeux des hommes ? Ils m'ont répondu en me disant que les messages et les enseignements qu'ils me donnent témoigneront aux hommes de ce monde que c'est vraiment eux qui m'apparaissent.
La sollicitude de l'Esprit Saint pour les hommes.

Le Père Guirma –

Une question. Le Christ a parlé de royauté, de quelle royauté s'agit-il ? Est-ce celle de Gìùrgo ?

Marie Rose –

Oui ! Le Christ a dit que vous ne souffrez pas pour vous-mêmes mais pour toute votre famille. Vous avez prié pour toute votre famille. Et Dieu le Père a considéré que vous vous êtes approchés de Lui et connaissez ses commandements. Alors vous allez expier pour tous ceux de votre famille pour qu'ils aient le salut de leurs âmes. Vous êtes en train de purger leurs peines sur terre. Vous avez prié pour toute la lignée des ancêtres, vous expiez à leur place pour qu'ils aient le soulagement.

Le Père Guirma –

Il faut dire que la Maison de Gìùrgo est issue du sixième Empereur de Ouagadougou, Nâab'a Kumdumyé. C'est une seigneurie qui, contrairement, par exemple, à Busuma et à Yako qui ont pris leur indépendance ou leur autonomie, est restée d'une fidélité indéfectible à Ouagadougou. Pour cela il lui fut donné des attributs royaux tels que le grand coussin qui est symbole de trône royal, une organisation de palais avec un ministre Baloum nâaba et le pouvoir d'investir des seigneurs. C'est pourquoi le terme royauté est juste, du type de celles dont Napoléon gratifiait ses frères et ses généraux.

Marie Rose –

Quand l'Esprit Saint est entré dans le Cœur de la Vierge, je voyais la France au sein de l'Esprit Saint.

Le Père Guirma –

Et comment se présentait la France ? Etait-ce sa carte ?

Marie Rose –

J'ai vu toute la France, une foule de gens qui avançaient, les saints et les Hommes de l'Eglise. Après j'ai vu comme le globe terrestre, sur lequel je voyais progresser les hommes de l'Église, les saints et des personnes de toutes sortes.

Note sur les Deux Cœurs Unis et les processions trinitaires.

Pour combattre tout doute chez Marie devant l'apparition qui le montre, le Christ lui révèle l'union de son Cœur avec celui de sa Mère. Il la renvoie ainsi à une dévotion admise dans l'Église depuis un bon temps qui est celle des deux Cœurs Unis. Une dévotion que Marie Rose n'a pas connue de par ailleurs. Cet argument du Christ revient à dire: « Lex orandi, lex credendi ». Ce qui veut dire que la loi de la prière est celle de la foi. L'Église ne peut admettre de s'adresser à des erreurs. Nous devrions dire non aux inquiétudes si nous avons foi en lui, nous dit le Christ. Et il s'est approché pour montrer que son Cœur et celui de la Vierge sont unis.
Pour le mystère de Dieu que l'homme ne peut pénétrer, le Christ nous renvoie à la nature divine révélée dans ce qui est appelé en théologie, les processions dans la Sainte Trinité et qui est la circulation éternelle d‘Amour dans la Trinité : le fait que, éternellement, le Père découvre son image qui est son Fils, et que le Fils découvre le Père dont il procède, et l'Esprit Saint découvre les deux dont il est l'Amour réciproque. Le Père Laurentin dit que le mot procession pour désigner et décrire la circulation éternelle d'amour entre les Trois Personnes Trinitaires est bien choisi. Parce que la procession part de l'église et retourne à l'église. Dans la Trinité, l'Amour divin part du Père vers le Fils et l'Esprit Saint et retourne au Père.
La découverte dont parle Marie Rose est une connaissance pénétrée nécessairement d'amour : « On ne peut pas dire la Divinité. Le Christ m'a dit que nul ne peut le découvrir sinon le Père, et nul ne peut découvrir le Père sinon lui. Et nul ne peut découvrir le Père et le Fils sinon l'Esprit Saint. Nous les hommes nous sommes trop impurs ». Ce que dit Marie Rose suit bien l'ordre des processions divines. C'est le Père, le Principe le Premier qui découvre le Fils, le Fils à son tour qui re-connaît le Père et l'Esprit Saint leur commun Amour qui réagit vers le Père et le Fils dont il procède. Tel est le sens, la direction de cette éternelle circulation d'Amour. La connaissance et l'amour en Dieu sont si vraies et si pures que cela constitue les réalités des Personnes. À l'image de Dieu, nous les créatures nous pouvons connaître et aimer, mais nous sommes loin de la pureté divine. La philosophie qui, pratiquement, a prétendu à cette pureté divine dans la connaissance du monde est l'hégélianisme. En perdant le sens de l'analogie, il donne aux concepts de la créature humaine une réalité qui serait divine s'il avait raison. De prétendre que tout ce qui est réel est rationnel et tout ce qui est rationnel est réel, c'est, comme dit le Père Laurentin, la grenouille qui veut se faire aussi grosse qu'un bœuf. Elle s'enfla si bien qu'elle creva. Ce fut le succès de la philosophie dans la perfection du système hégélien. Un succès qui fut sa défaite définitive qui amena les philosophes à plus de modestie même si leur ambition doit demeurer infinie.

Père René B. GUIRMA
Fraternité Saint Dominique
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**MESSAGES 2007(extraits)**